vendredi 4 mars 2016

Aujourd'hui je m'aime #10

Pensée Positive Deuil Divorce Self-care Self-love Amitié Amour Vulnérabilité

Vous n'imaginez pas comme je suis heureuse de pouvoir enfin me poser et reprendre cette rubrique délaissée depuis deux mois faute de temps, mais pas d'inspiration ! J'aimerais relancer cette série d'articles consacrés au self-love en vous racontant une petite anecdote personnelle. Cette semaine, j'ai quitté le loft où je vivais avec le sexy quadra pour emménager dans une maison de village à deux pas de chez lui et de l'école où vont nos enfants. Je suis d'ailleurs très reconnaissante au sexy quadra et à mes ami-e-s pour toute l'aide qu'ils m'ont apportée pendant ces quelques jours bien remplis. Mais entre la fatigue physique, les émotions contradictoires et les allers-retours dans le froid, ce qui devait arriver arriva, je suis tombée malade. Mardi matin, je me suis réveillée la gorge en feu, le nez bouché et la tête dans un étau. Et quand je dis que je me suis réveillée, c'est un bien grand mot, puisque j'avais très peu dormi. Bref, j'étais dans un sale état et j'avais le moral dans les chaussettes. Or, ce jour-là, j'avais prévu plein de choses. Je devais remplir de nouveaux cartons et faire des courses pour ma nouvelle maison, et le soir j'avais deux heures de chant suivies d'un dîner entre ami-e-s. 

Pendant quelques minutes, j'ai envisagé de tout abandonner et de passer la journée cachée au fond de mon lit. Je n'avais pas envie qu'on me voit dans cet état et, surtout, je n'avais pas envie d'admettre combien je me sentais mal - physiquement et émotionnellement. Mais j'ai pris assez de recul et je me connais suffisamment bien maintenant pour savoir que c'est (passez-moi l'expression) un réflexe à la con. La vérité, c'est que j'avais besoin de les voir, mes ami-e-s, et que j'avais envie de le maintenir, ce dîner dont je me faisais une joie. Si j'avais tout annulé, je me serais certes reposée, ce qui n'aurait pas forcément été une mauvaise chose (j'ai fini par passer la matinée de jeudi au lit tellement mon corps n'en pouvait plus), mais ça n'aurait fait qu'aggraver ma tristesse et mon mal-être du moment. 

Alors, j'ai pris sur moi. Je me suis levée, j'ai préparé le petit-déjeuner des enfants et je les ai accompagnés à l'école - parce que s'il y a bien une chose qui est importante en ce moment, c'est de leur montrer que je suis là pour eux. Puis je suis allée au loft et j'ai rempli mes cartons. Au passage, j'ai regardé des photos, j'ai feuilleté le livre d'or de notre mariage, j'ai vu les messages de certains proches qui ne sont plus là aujourd'hui et j'ai laissé couler mes larmes, parce que j'en avais besoin. J'ai beau être convaincue, comme le sexy quadra, que c'est la meilleure chose à faire pour nous deux, il n'en reste pas moins que je dois faire le deuil d'une histoire qui aura duré quatorze ans. C'est une libération, mais c'est aussi un déchirement, et la tristesse a autant sa place dans l'équation que le soulagement. 

Et puis je suis allée à mon cours de chant. Dans mon état, il n'était pas question de chanter, évidemment - mon maître de reiki a d'ailleurs dû me faire un soin pour endiguer une quinte de toux qui ne s'arrêtait plus - mais j'avais besoin de voir mes camarades qui sont aussi des amies proches. Et je ne leur ai pas caché que j'avais du mal ce jour-là, me faisant gentiment engueuler au passage parce que je ne les avais pas appelées plus tôt. J'aurais pu leur cacher ce que je ressentais, je sais très bien donner le change en société, mais j'en ai marre de dissimuler le fait que oui, parfois, je suis vulnérable et j'ai besoin des autres. Ensuite, je suis allée à mon dîner et j'ai passé une soirée merveilleuse - parce que c'est génial de parler à cœur ouvert et de ne rien cacher de ce qu'on ressent. 

Au final, malgré les larmes, ou peut-être aussi à cause d'elles, ce fut de loin la meilleure journée de la semaine. Au lieu de céder à l'envie de fuir et de me couper du reste du monde, je me suis demandée ce dont j'avais vraiment besoin. Et ce dont j'avais besoin ce jour-là, c'était de voir les personnes qui m'aiment et les laisser me soutenir. Je ne sais pas demander de l'aide, mais je suis bien décidée à apprendre. 

Alors si j'avais un seul conseil à vous offrir aujourd'hui, ce serait celui-ci : ne vous coupez pas des gens que vous aimez. Oui, parfois, on a besoin de rester seul pour digérer nos émotions - personne ne peut le faire à notre place. Mais parfois aussi c'est bien de pleurer sur l'épaule de quelqu'un. Je n'en suis pas encore tout à fait là, comme on me l'a gentiment rappelé hier, mais j'y arrive, tout doucement. Je crois qu'au fond, s'avouer qu'on est vulnérable et qu'on a besoin des autres, c'est un joli cadeau à se faire à soi-même. 

Prenez soin de vous, les ami-e-s !

P.S. Je me rends compte que ce billet est un peu une variante du dernier "Aujourd'hui je m'aime" qui tournait déjà autour de la question de savoir demander de l'aide. Comme quoi, c'est bien une thématique importante chez moi ! D'ailleurs, il se pourrait même que j'en rajoute une couche quand j'aurai lu le livre d'Amanda Palmer, The Art of Asking: How I Learned to Stop Worrying and Let People Help, une lecture qui fait partie de mes objectifs de mars (que je vous présenterai en début de semaine prochaine). 

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