vendredi 11 décembre 2015

Aujourd'hui je m'aime #8


Aujourd'hui, alors que l'heure est venue de dresser le bilan de 2015, je m'apprête à mettre le point final à un carnet un peu spécial que je tiens depuis plusieurs mois. Ce carnet, je l'ai baptisé "Journal de mes émotions négatives". Comme son nom l'indique, j'y ai inscrit, non pas mes petits bonheurs, mais mes coups de colère, mes peurs, mes doutes et mes idées noires. Ce journal, c'est ma part d'ombre, celle que nous portons tous en nous et qui, souvent, nous effraie. C'est ce qu'on ne veut pas voir ni ressentir. 

Moi la première. Je voudrais n'être que lumière, joie, gratitude et sérénité. Mais j'ai découvert à mes dépens que j'ai parfois tendance à confondre la pensée positive avec la politique de l'autruche. Pratiquer la pensée positive, c'est certes apprendre à prendre du recul pour voir le verre à moitié plein, mais ça n'est pas réprimer ses émotions négatives ou les refouler au fond de soi. Je suis de plus en plus persuadée que toute émotion, bonne ou mauvaise, se doit d'être accueillie et exprimée.

C'est pour ça que j'ai eu l'idée de créer ce journal. J'avais un carnet dont je ne savais pas trop quoi faire... et des émotions dont je ne savais pas trop quoi faire non plus. Il y avait des choses que j'avais envie d'exprimer mais que je n'avais pas envie de noter dans mon journal intime. Hier, quand j'ai repris mon journal des émotions négatives, j'ai compris pourquoi. Chaque note représente quelque chose que j'avais besoin de sortir de moi, mais dont je n'ai pas forcément envie de garder la trace. Je n'ai pas besoin de me souvenir qu'à telle date, je me suis mise en colère pour telle raison. Souvent, avec le recul, je me dis même que c'était idiot de me mettre dans tous mes états pour un truc futile. Un jour, une semaine ou un mois après, ça n'a plus d'importance. Mais, sur le moment, c'était important d'en tenir compte.

J'insiste énormément là-dessus : on a le droit de ressentir tout ce qu'on ressent. La jalousie, l'envie, la colère, la peur, la haine ne font pas de nous de mauvaises personnes, juste des êtres humains. La pensée positive nous aide à ne pas réagir en fonction de ces émotions, et la méditation est une excellente technique pour apprendre à ne pas nous identifier à elles. Mais il ne s'agit en aucun cas de nier leur présence en nous. 

Refouler nos émotions négatives, c'est un peu comme avoir un cancer : ça crée plein de petites cellules malades qui se multiplient et qui finissent par causer de gros dégâts. C'est pourquoi j'insiste aussi sur la nécessité, non seulement d'admettre leur présence, mais surtout de les exprimer. Vous n'êtes pas obligé(e)s de les noter dans un journal ; d'ailleurs, à bien y réfléchir, je pense que je vais plutôt les écrire sur des bouts de papier que je mettrai dans une boîte, le pendant négatif de la happiness jar, en somme. Parce qu'au bout d'un moment, je pense que c'est une très bonne idée de prendre ces émotions et de finir de les libérer en brûlant nos petits bouts de papier. (On en conviendra, brûler un carnet entier, à moins d'avoir une cheminée, ça n'est pas très pratique !)

Voici donc l'exercice que je vous propose aujourd'hui : pendant que je m'en vais brûler/libérer mes émotions négatives de ces derniers mois, exprimez, sur le support de votre choix, au moins une des émotions négatives qui vous pèsent en ce moment. Peu importe que ça soit quelque chose dont vous avez honte ; d'abord, personne ne lira ce que vous écrirez, et ensuite ça vous fera du bien justement d'écrire "j'ai honte de ressentir telle chose". C'est une émotion comme une autre ! 

Exprimez-vous sans retenue, et vous verrez que ça vous fera beaucoup de bien. 

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9 commentaires:

  1. Cela fait un moment que je me suis décidée à écrire une lettre à mes angoisses (mais que je n'ai toujours pas franchi le pas) et ensuite la brûler. J'espère que ce geste, si anodin soit-il, pourra me libérer! Et merci Isa pour cette rubrique que j'aime tant lire.
    PS : je vois en ce moment un kiné (pas très bavard) qui pratique le reiki et j'ai cru commprendre que tu suivais une formation. Si tu comptes écrire un article sur cette méthode qui m'intrigue, je serais intéressée de te lire ;)

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    1. Merci à toi <3 Si je peux me permettre, je pense qu'il ne faut pas "espérer" que ça te libère, il faut plutôt le poser comme une affirmation et le penser ou le dire : "par ce geste, en brûlant cette lettre, je me libère." Tu peux même visualiser tes angoisses qui quittent ton corps pendant que la lettre se consume. La visualisation est vraiment une technique très intéressante et très puissante. Je ne sais pas si tu as déjà abordé ce point dans ta pratique de la méditation ?
      Pour le reiki, je vais réfléchir à la manière d'articuler tout ça et essayer d'écrire un article, ne serait-ce que pour présenter comment se passe un soin pour la personne qui le reçoit :)

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    2. Merci pour ton aide Isa. La visualisation est un point que je dois encore approfondir et je vais procéder de cette façon pour ma lettre à brûler!!! <3

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  2. Ce billet tombe à pic, je suis remplie d'émotions négatives ces derniers jours et je garde en moi certaines choses pour ne pas blesser la personne à qui elles seraient destinées. Je vais tenter le coup, l'idée des bouts de papier à brûler par la suite me plaît bien :-). Juste une question, tu les relis avant de les brûler ?

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    1. Je dirais que c'est à toi de voir. Moi, par exemple, c'est en relisant ce journal que je me suis rendue compte que j'avais envie de les brûler, pour me purifier si je puis dire. Suis ton instinct sur le moment, c'est ton meilleur guide :)

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  3. Quand tu as parlé de ce carnet, j'ai tout de suite pensé à l'acte symbolique de le brûler ! j'ai pendant longtemps écrit quand vraiment ça n'allait pas... je suis persuadée que cela permet de prendre du recul par rapport aux événements négatifs... j'ai brûlé tous mes écrits, journal intime compris... aisi que des photos... cela peut paraître radical mais cela a vraiment eu une force purificatrice pour moi... Bon samedi :)

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    1. Tu n'es pas la première à me dire que tu as brûlé ton journal intime. J'en comprends tout à fait l'intérêt, même si je n'en éprouve pas (encore) le besoin. Bon samedi à toi aussi :)

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  4. Merci isa pour cette phrase si juste "confondre pensée positive et politique de l'autruche" c'est un peu la nuance sur laquelle je n'arrivais pas à mettre le doigt pour communiquer avec certains de mes amis

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    1. Je suis ravie si ça peut t'aider. Gros bisous ma belle

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