vendredi 30 octobre 2015

Aujourd'hui je m'aime #4

Pensée positive self-love self-care stress lâcher-prise

Aujourd'hui c'est un billet un peu contradictoire que je vous propose parce que, à la base, je pensais ne rien écrire. Vous l'avez peut-être remarqué, je n'ai rien publié de la semaine. Pourtant ce ne sont ni les sujets d'articles, ni les photos qui manquent. Mais j'arrive au bout d'une longue trad, mes journées de boulot me paraissent interminables, et je suis épuisée. Du coup, le peu de temps que j'aurais pu consacrer à la rédaction d'un billet de blog, je l'ai passé à colorier un mandala, lire et regarder Dans avec les stars avec mes enfants. (Cette émission est mon plaisir coupable de l'automne.)

Toute la semaine, je me suis efforcée de ne pas trop penser à cette rubrique. Je savais exactement quel thème je voulais aborder, je dois même avoir un brouillon quelque part. (J'ai pris des notes pendant des mois avant de lancer officiellement ce nouveau rendez-vous hebdomadaire.) Et puis, mercredi, quand j'ai vu que le temps passait à une vitesse folle et que je n'arrivais pas à prendre de l'avance sur mon travail, bien au contraire, je me suis dit "laisse tomber, cette semaine, il n'y aura pas d'Aujourd'hui je m'aime et puis c'est tout". Ça m'a permis de faire retomber la pression et d'envisager plus sereinement la fin de la semaine. Mais si ça n'est pas un exemple de self-care, ça, je ne sais pas ce que c'est. Alors je suis venue vous en parler quand même parce que c'est important.

J'ai tendance à me mettre tout le temps la pression (et à la mettre aux autres aussi). Mais ça peut très vite devenir invivable pour moi et mon entourage. Alors, avec l'âge, la pensée positive, la méditation, l'envie de vivre mieux, j'apprends à lâcher-prise. Je ne rédige plus des to-do lists longues comme le bras, j'essaie de me fixer des objectifs raisonnables. Certaines choses sont non-négociables, comme la date de remise d'une traduction (une fois que je l'ai fixée en accord avec l'éditeur) ou les dîners en famille ou en amoureux. Le reste, en revanche, est ajustable. Et c'est là que je me suis rendue compte à quel point je pouvais me mettre la pression pour des broutilles - parce que je suis perfectionniste, parce que je veux trop faire plaisir aux gens et parce que je ne sais pas écouter les signaux de détresse que m'envoie mon corps. Jusqu'à récemment, j'étais la dernière personne dont je prenais soin. Je figurais tout en bas de la liste de mes préoccupations. Et plus je me fatiguais, plus j'en voulais à mon entourage et à mes contacts professionnels de ne pas voir à quel point je n'en pouvais plus. 

Sauf qu'en fait, c'était surtout à moi que j'en voulais. J'avais le pouvoir de dire non, mais je ne m'en rendais pas compte. Ça me paraissait impensable, je voulais prouver que je pouvais tout faire, tout mener de front, ma carrière, le blog, ma famille et maintenant ma reconversion professionnelle et mon permis. Sauf qu'évidemment il n'y a que vingt-quatre heures dans une journée, et nul n'est tenu à l'impossible. Alors, j'ai appris à lâcher. J'ai appris à refuser certains contrats plutôt que de me retrouver à crouler sous le travail. Ça m'a valu trois mois de chômage technique cette année, mais c'est ce qui m'a permis de vivre mon déménagement plus sereinement et de poser les premiers jalons de ma reconversion. J'ai appris que m'on blog n'en mourrait pas si je ne publiais pas pendant plusieurs semaines. J'ai appris que ce n'était pas la fin du monde de ne pas conduire pendant quinze jours parce qu'à l'heure actuelle, la priorité, c'est de boucler cette traduction. 

Maintenant, je sais. Quand le stress commence à me prendre à la gorge, je sais qu'il est temps d'alléger mon emploi du temps et de reporter ce qui n'est pas absolument nécessaire. Des papiers que je devais envoyer à l'assurance ont traîné sur mon bureau pendant une semaine parce que je n'avais pas une heure à perdre à la Poste pour les envoyer. (Il n'y a pas de machine pour affranchir soi-même le courrier dans mon village !!!) Et parfois, cette rubrique passera à la trappe pendant une semaine parce que je n'ai pas encore pris le temps de recopier mes notes et de prendre de l'avance dans mes posts. Mais vous savez quoi ? Ce n'est pas grave. Parfois, il faut juste savoir prendre soin de soi et se dire que ça attendra demain, ou la semaine prochaine, ou celle d'après. Et généralement mon corps s'empresse de me montrer que j'ai pris la bonne décision : mes épaules se détendent, ma gorge se dénoue, et je respire plus librement. 

Alors prenez soin de vous aujourd'hui en vous posant la question : "dans quel domaine ai-je besoin de dire stop ?" Et vous verrez que renoncer à faire certaines choses, ou les repousser, vous fera beaucoup de bien. 

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6 commentaires:

  1. C'est un "luxe" que je ne me suis pas octroyé pendant longtemps ! C'est un sacré boulot que de réussir à se voir comme la personne la plus importante, mais une fois qu'on a compris ça (et que le monde ne s'écroule pas autour de nous si certaines choses ne sont pas faites) parce que c'est impossible de vraiment prendre soin des autres si on ne prend pas soin de soi avant, on a fait un grand pas en avant.
    Évidemment, c'est un travail de tous les jours parce que le quotidien a vite fait de nous faire retomber dans nos anciens travers ;-)

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  2. Cécile de Brest30 octobre, 2015 11:04

    Mon Dieu comme cet article me parle !!
    Depuis 15 jours, je fonctionne au paracétamol systématiquement. J'ai les épaules tellement nouées que même conduire est difficile. Je suis épuisée physiquement et psychologiquement.
    Tout ça parce que je ne sais rien refuser et que je suis la dernière personne dont je m'occupe. Mais je ne suis pas sûre d'être capable d'inverser la tendance...

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  3. "plus j'en voulais à mon entourage et à mes contacts professionnels de ne pas voir à quel point je n'en pouvais plus"
    J'ai longtemps fait ça... en fait je l'ai fait jusqu'à ce début de semaine. J'avais le pouvoir de me reposer, c'était conseillé par tout le monde, mais je le refusais parce que je ne voulais pas faillir. Et, à côté de ça, j'en voulais à la planète entière de ne pas être capable de me forcer. J'aurais voulu que quelqu'un me tienne par les épaules et me force à m'asseoir, j'aurais voulu que tout le monde soit aux petits soins. Alors que la première personne qui peut me faire du bien et m'aider, c'est moi-même.
    Je ne sais pas ce que c'est, un mélange d'égo mal placé et de besoin d'attention, sans doute, mais putain parfois qu'on peut être con, hein ! ;-)

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  4. ce qui est drôle, c'est que dès qu'un voyant s'allume sur une voiture, on file au garage voir ce qui se passe. Quand un voyant s'allume pour nous (douleur, vertige) on continue jusqu'à 'casser' le moteur. J'ai mis longtemps à comprendre moi aussi, jusqu'au jour où je me suis mise à suffoquer, à ne plus supporter d'être enfermée. Si j'avais écouté les signaux (les petits voyants qui clignotaient), je n'en serai pas arrivée là. Et c'est la thérapie cognitive qui m'a sauvé. Là, j'ai appris à dire non, c'était une question de survie.

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  5. pour se préserver, il faut savoir souvent faire des choix, prioriser et renoncer. et c'est souvent à terme pour encore mieux avancer.
    l'essentiel est que tu te retrouves et que tu te sentes bien.
    j'ai de la chance perso, c'est qqch que j'ai toujours réussi à faire, autant personnellement que professionnellement.

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  6. Je viens de comprendre également que finalement je ne prenais jamais de temps pour moi et que, comme toi, je me mettais une pression folle toute seule comme une grande. Aujourd'hui, j'apprends à lâcher prise et à prendre le temps de me poser pour reprendre mon souffle et respirer! <3

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