mardi 23 juin 2015

Douglas Kennedy - Mirage

Robyn le sait, son mari Paul est loin d'être parfait. Artiste fantasque, insouciant, dépensier, ce jouisseur invétéré a du mal avec les limites du quotidien. Le couple s'aime encore mais la crise couve. Sans compter la question des enfants. Robyn en veut un, Paul est d'accord. Mais le temps presse, et rien ne se passe...
Pourquoi pas un voyage au Maroc ? Changer d'air, prendre le temps de vivre, se redécouvrir, et faire enfin ce bébé qui leur manque tant.
Sur place, la magie opère : Paul se remet à peindre et Robyn à espérer. C'est alors qu'une nouvelle tombe, un secret révélé, si lourd, si explosif qu'il dévaste tout. Et Paul disparaît.
Folle de douleur, terrifiée à l'idée de perdre celui qu'elle ne peut s'empêcher d'aimer, Robyn va se lancer à sa recherche. Une quête qui la conduira au bout d'elle-même...

Quand Babelio et les éditions Belfond m'ont proposé de lire le dernier roman de Douglas Kennedy, j'ai sauté sur l'occasion, car Kennedy fait partie, depuis quatre ans, du cercle assez restreint de mes auteurs préférés. Je tiens d'ailleurs à présenter mes excuses à ces deux partenaires car j'ai beaucoup tardé à publier cette chronique. C'est dû à mon déménagement, certes, mais aussi au fait que j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans ce livre et à aller jusqu'au bout de ma lecture. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : c'est une grosse déception pour moi. Déjà, je vais commencer par tacler la traduction, ce que je n'aime pas trop faire, mais tant pis : j'ai une sainte horreur des récits au passé composé. Pour moi, c'est un choix stylistique aussi désagréable que casse-gueule car ça provoque assez souvent des problèmes de concordance des temps. Pour tout vous dire, j'ai même hésité à abandonner ma lecture en cours de route pour la poursuivre en anglais, tellement je ne retrouvais pas le style fluide et profond qui me fascine d'habitude chez cet auteur. Ça ne fait que confirmer ce que je savais déjà : il faut vraiment que j'arrête de lire en français les ouvrages que je peux lire en VO.

Après, le style, c'est important, c'est même primordial, mais l'histoire n'a jamais réussi à me happer complètement. Les personnages, d'habitude si fouillés, ne m'ont pas inspiré la moindre empathie, si bien que je suis restée spectatrice de leur histoire sans jamais frémir pour eux. Les rebondissements se sont enchaînés sans qu'à aucun moment je sois vraiment curieuse de ce qui allait arriver à Robyn. Je trouve que ce roman souffre d'un vrai manque de profondeur, comparé aux autres livres que j'ai lu du même auteur. Les thèmes abordés (la confiance dans le couple, le dépassement de soi, la guérison) auraient pu être intéressants mais, pour moi en tout cas, tout tombe très vite à plat. 

J'essaie de lire un roman de Douglas Kennedy par an, histoire de ne pas dévorer d'une traite toute sa bibliographie et de savourer chaque lecture, mais le moins qu'on puisse dire est que celle-ci ne me laissera pas un souvenir impérissable. C'est vraiment dommage.

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10 commentaires:

  1. J'ai lu un livre de Douglas Kennedy et je n'ai pas accroché. La faute à a traduction ? ;-)
    Du coup, je n'ai jamais eu très envie de lui donner une seconde chance alors que je connais plein de monde qui apprécie...

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    1. Ça peut être la faute à la traduction, car certains choix stylistiques modifient profondément l'impact que peut avoir l'écriture d'un auteur sur son lecteur.
      Mais j'ai vu plein de commentaires nuancés sur ce dernier roman que je viens de lire, et apparemment le style et les choix de Kennedy divisent pas mal :)

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  2. Cécile de Brest23 juin, 2015 14:04

    J'ai lu beaucoup de Douglas Kennedy et c'est un auteur que j'aime particulièrement. Je trouve qu'il sait se mettre à la place des femmes et lorsque les personnages principaux sont féminins, je suis toujours scotchée par son authenticité. J'ai notamment beaucoup aimé "La poursuite du bonheur" qui reste un de ses meilleurs romans à mon avis.
    Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas lu celui-ci et que, du coup, tu ne me donnes pas envie !
    Je suis incapable de lire en anglais et c'est vraiment dommage car j'ai en tête quelques romans que j'ai laissés tomber car il y avait clairement un problème de traduction.

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    1. Je suis entièrement d'accord avec toi concernant les précédents romans que j'avais lus. Là, je ne sais pas, la psychologie de Robyn n'est pas du tout fouillée, ça fait très bizarre. Par contre, tu me donnes envie de lire "La poursuite du bonheur" :)

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  3. Enfin un commentaire sincère ! Merci Isa de nous donner ton avis. J'ai lu 2 ou 3 livres de Douglas Kennedy j'ai bien aimé. Je vais attendre qu'il soit en poche pour me faire une opinion. Bises

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    1. J'espère qu'il te plaira plus qu'à moi ^^ Bisous ma belle

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  4. J'avais aimé son intervention à la grande librairie mais va savoir pourquoi, ses ouvrages ne m'ont jamais tentée... Ton article ne me fera pas changer d'avis aujourd'hui !

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    1. Oui, je ne lui ai pas fait de une bonne pub sur ce coup-là ! Je pense qu'il faut que je lise très vite un autre de ses romans pour effacer ma déception et peut-être te convaincre de lui donner sa chance ;-)

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  5. Moi qui voulait l'acheter, merci de cette critique honnête
    Je suis comme toi fan inconditionnelle de cet auteur, mais bon un livre a un coût .... :D
    Bisous Isa

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    1. Oui, franchement, ça m'aurait fait mal d'avoir mis 20 euros là-dedans ! Bisous ma belle !

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