vendredi 19 décembre 2014

De l'impossibilité de concilier travail et maternité


Comme je vous l'expliquais dans ce billet sur la série Nashville, il y a des moments où j'aime bien mettre mon cerveau sur pause et regarder des trucs légers à la télé pour me détendre. Typiquement, Grey's Anatomy en fait partie. Même si la série s'est essoufflée, ça m'amuse toujours de suivre ces personnages que j'adore. Mais parfois certaines situations ne me font pas sourire. Parfois, elles appuient là où ça fait mal, comme dans l'épisode 5 de la saison 10 où Meredith a une engueulade monumentale avec Derek à propos de leur fille. Parce que la petite avait besoin de points de suture, Meredith n'a pas pu pratiquer l'une de ses opérations. Impossible de joindre Derek pour qu'il la remplace auprès de leur fille, lui-même était au bloc. C'est là qu'elle lui balance, en gros, "pourquoi ce serait à moi de sacrifier ma carrière ?

Bonne question. Très bonne question. Je pense que toutes les mères qui travaillent ont déjà dû se la poser et se la posent encore. A l'heure où je suis mère célibataire pour un laps de temps encore indéterminé, je me la pose aussi et j'appréhende de me la poser quand la famille sera de nouveau réunie. Pour l'instant, je serre les dents en essayant d'être présente pour les enfants sans pour autant perdre le moindre contrat de traduction. Résultat, je suis épuisée, et les enfants n'ont jamais autant joué aux jeux vidéo. J'essaie malgré tout de me dire que ce n'est que temporaire et qu'on retrouvera notre équilibre lorsqu'on rejoindra le sexy quadra dans le Sud.

Mais le retrouvera-t-on ? Pendant quatre ans, il a été avec moi à la maison, et nous avons tout partagé, les tâches ménagères, l'éducation des enfants, les formalités administratives liées à l'école ou à leurs activités péri-scolaires. Nous avions les mêmes conditions de travail - à domicile - donc c'était facile de tout partager. Ce fut, pour moi en tout cas, un changement des plus appréciables par rapport aux premières années de notre mariage, quand le sexy quadra travaillait à l'extérieur et qu'il n'y avait pas de grands-parents à proximité pour nous aider à garder les enfants quand ils tombaient malades. (Et autant dire qu'entre 0 et 3 ans, voire plus, ça tombe souvent malade, un enfant !) On a failli exploser en vol. J'ai fini par décréter que mon métier n'était pas moins important et que dans "travail à domicile", il y a quand même le mot "travail". J'ai donc imposé le fait que si les enfants étaient malades, on se partageait la ou les journées de garde. Je dois reconnaître, à la décharge du sexy quadra, qu'il s'est exécuté volontiers. Mais je sais que son patron de l'époque n'a pas apprécié.

Aujourd'hui, j'appréhende de revivre ces difficultés. Bien sûr, ça sera différent, les enfants sont plus grands, plus robustes et plus autonomes. Mais je crains de me retrouver à devoir de nouveau assumer seule tout ce qui a trait à leur vie scolaire et sociale. Parce que je travaille à domicile. Parce que je suis leur mère. Parce que je suis une femme. 

Je trouve que la société ne nous prépare pas assez aux sacrifices qu'implique la maternité. Je voulais des enfants et j'ai choisi d'en avoir sans me douter des difficultés qui m'attendaient. Pour moi, il était possible de concilier vie de famille et vie professionnelle. Ce n'était même pas une revendication, c'était une évidence. Quelle naïveté ! Nous les femmes vivons dans une société qui décortique et qui critique le moindre de nos choix. Tu ne veux pas d'enfant ? Tu n'es qu'une égoïste ! Tu as des enfants mais tu les mets à la crèche et tu adores ton boulot ? Tu es une mauvaise mère ! Tu prends trop de jours de congé pour t'occuper de tes enfants malades ? Tu es une mauvaise employée ! (Je parle ici pour mes amies car moi je me heurte régulièrement à une difficulté qui est toute autre. Tout le monde semble penser que je suis tout le temps disponible parce que je bosse chez moi. Et je dois donc régulièrement rappeler que non, je ne traduis pas un livre d'une main en faisant la cuisine ou le ménage de l'autre et je dois presque m'en excuser !)

Pendant quatre ans, je me suis sentie relativement protégée de tout cela et j'ai mesuré ma chance d'avoir le sexy quadra avec moi pour tout partager. Mais il n'est pas parti depuis deux mois que déjà je pressens les tensions qui pourraient resurgir. Nous allons devoir trouver un nouvel équilibre, et ça va demander beaucoup de patience et de dialogue. Parce que, autant je suis ravie qu'il ait retrouvé un travail dans lequel il va pouvoir s'épanouir, autant je n'ai pas envie que ça se fasse au détriment de mon boulot. J'ai toujours refusé de choisir entre mes enfants et ma carrière et je continuerai à me battre pour vivre comme je l'entends. C'est le modèle que je veux transmettre à mes enfants et ma façon à moi de faire évoluer les mentalités. 

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23 commentaires:

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    1. J'ai connu la même situation que vous, en exerçant la même profession, un mari qui n'a en revanche jamais travaillé à domicile et je sais combien il est difficile de tout conjuguer. Malgré tout, je n'ai pas eu l'impression de "sacrifier" quelque chose, bien au contraire ; pouvoir s'occuper soi-même d'un enfant malade, être présente tous les jours pour écouter les petits événements de la journée, etc. autant de choses que j'ai toujours perçues comme des avantages du statut de "travailleur indépendant". HEUREUSEMENT que la "société" ne nous prépare pas... je n'ose imaginer à quel type de formatage une telle préparation pourrait aboutir...

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    2. Mais à l'heure actuelle nous sommes déjà formatées. C'est ce que j'explique dans ce billet. Et si j'apprécie moi aussi les périodes où, n'étant pas débordée, je peux être vraiment présente pour mes enfants, mon statut d'indépendante fait aussi que parfois je dois travailler 10h par jour 7 jours sur 7. Les délais de remise d'une traduction se raccourcissent de plus en plus, et je dois faire avec. En 10 ans, le métier a complètement changé. Pour autant, je n'ai absolument pas envie d'y renoncer. Et ce n'est pas l'exemple que je veux donner à mes enfants.

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  2. Cécile de Brest19 décembre, 2014 12:12

    Nous en sommes toutes là, j'en ai peur. J'ai la chance d'être enseignante et donc de ne pas travailler pendant les vacances scolaires (enfin, quand je dis ne pas travailler, cela veut dire que je ne vais pas au travail mais j'ai bien sûr des copies à corriger, des cours à préparer) cela me permet de ne pas mettre les enfants au centre de loisirs mais du coup, je fais tout à moitié : m'occuper des enfants et préparer mes cours puisque je jongle entre les 2.

    Quant aux activités des enfants, je n'en parle pas, je pourrais me reconvertir en chauffeur de taxi. Pareil pour les rendez-vous médicaux. C'est TOUJOURS moi. Alors parfois je pique une crise et mon mari prend les choses en mains mais on finit toujours par se retrouver dans la situation initiale.
    Allez, courage !

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    1. Oui, j'ai connu ça quand j'étais à Lille et c'est ce que je crains de retrouver à Avignon :/ Je vais donc prendre les devants pour que ça n'arrive pas ! Bon courage à toi aussi <3

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  3. Tu as totalement raison... Malheureusement, peu importe le fait que la femme est l'égale de l'homme, ce sera toujours implicitement à elle de se sacrifier pour ses enfants. Ou d'en vouloir, ou de les aimer plus, ou de tout savoir sur comment s'en occuper,...
    Je me suis retrouvée dans ce que tu as écrit parce que personnellement, je ne veux pas d'enfants. Alors oui, certes, je n'ai que 22 ans. Mais malgré mon jeune âge je peux tout de même affirmer que ce qui compte dans ma vie, c'est ma carrière. Si je fais ces études, c'est pour pouvoir faire ce dont je rêve depuis toujours, càd partir plusieurs mois à l'autre bout du monde, revenir et repartir quand j'en ai l'opportunité. Et il est bien sûr hors de question que je fasse des enfants si c'est pour ne jamais les voir. Bien sûr, je ne suis pas catégorique sur ça, je changerai peut-être d'avis, mais il est clair en tout cas que j'ai d'autres priorités dans la vie.
    Tout ça pour dire que à chaque fois que j'explique ça à quelqu'un, on me fait les gros yeux, on me dit que si, j'en aurai un jour, je dis ça parce que je suis jeune, etc... Pourquoi, parce que je suis une femme, devrais-je forcément vouloir être mère ?
    Alors même si on est pas dans le même cas sur ce coup, je salue ton "coup de gueule" parce que les mœurs devraient un peu évoluer sur ce sujet.

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    1. J'ai aussi écrit ce billet pour toi et pour toutes mes amies qui sont dans le même cas que toi. C'est quelque chose qui me rend dingue. Pourquoi, parce qu'on a un utérus, devrait-on forcément avoir envie de faire des enfants ? J'ai fait le choix d'en avoir parce que je les voulais, mais je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas en vouloir et je soutiens passionnément la possibilité de choisir. On fait ce qu'on veut de notre corps de femme, merde !

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  4. ... et tu as bien raison !! Quant à la conciliation de la vie de famille et de la vie professionnelle, c'est clair que ce n'est pas évident, et que parfois c'est carrément galère. Mais comme tu dis, il appartient à chacun de trouver son équilibre.

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  5. Je suis assez d'accord sur le fait que l'on ne met pas assez l'accent sur tout ce que cela représente d'avoir des enfants, notamment sur sa vie à soi. C'est sans doute drôle de dire cela avant même d'en avoir mais je l'ai tellement vu chez d'autres que depuis des années, je me nourris d'expériences d'autres mamans en espérant m'instruire sur le sujet. C'est ma technique à moi : toujours lire tout ce que je peux pour affronter l'inconnu ;-)

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    1. Tu as drôlement raison. Olivier a fait la même chose (il a 7 ans de plus que moi, donc certains de ses amis avaient déjà des enfants quand on s'est rencontré) et ça lui a permis de ne pas idéaliser l'arrivée d'un bébé (contrairement à moi). Du coup, il a été beaucoup moins déstabilisé que moi à la naissance de Typhaine.

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    2. Ah ben c'est drôle, chez nous je pense que ce sera l'exact opposé. Je me suis occupée de beaucoup de bébés, je lis beaucoup. Et Charles, par contre, débarque complètement ! Enfin, je dis ça mais attends un an ou deux, je serai bien paumée :D

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    3. Tu sais, je pense qu'on l'est toujours un peu quoi qu'il arrive. Mine de rien, c'est pas livré avec le mode d'emploi ^^ Encore maintenant, alors qu'on vogue doucement vers les eaux agitées (ou pas ?) de la pré-adolescence, je suis parfois larguée. Le tout, c'est de le prendre avec philosophie et d'accepter que, quoi qu'il arrive, on n'est pas parfait et il est normal de faire des erreurs, ou en tout cas de tâtonner.

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    4. Ouf oui, dommage pour le mode d'emploi ! :-)

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    5. Quand j'étais étudiante je gardais une petite fille, la plupart du temps j'allais la chercher à l'école, bain + diner le temps que les parents rentrent du travail, parfois juste bain et jeux s'ils rentraient plus tôt. Ce qui m'a marqué, ce sont les fois où je la gardais alors que le père était là. Il travaillait parfois de chez lui et avait besoin d'être "tranquille". Serait-ce une solution? J'étais déclarée car du coup ils avaient des subventions de la caf.

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    6. Ça ne l'était pas quand les enfants étaient petits car on payait déjà la nourrice ou la crèche et on avait pas les moyens de faire plus. Je devais donc m'adapter aux horaires des uns et des autres, ce qui veut dire que ma journée de boulot était terminée à 16h30. Pas toujours évident ! Aujourd'hui, ils s'occupent tout seuls et savent que je suis là s'ils ont besoin donc la question ne se pose plus vraiment. C'est surtout sur le reste (activités scolaires, visites de santé) qu'il va falloir redistribuer les rôles de chacun.

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  6. Nous n'avons pas pensé en terme homme/femme lorsque nous avons décidé d'avoir des enfants, mais plutôt "qui peut assumer financièrement ?". Je ne travaillais pas à 100% et Mr Pops venait de créer son entreprise, donc nos deux conditions étaient difficiles, mais malgré tout c'est Mr Pops qui remportait haut la main. La "chance" à voulu qu'entant qu'indépendant il a pu être à la maison et les rôles se sont partagés sans réfléchir. Celui qui était fatigué disait "je vais dormir" et l'autre assumait etc... Au bout de 3 mois, mon ancien patron a prit contact avec moi il n'avait trouvé personne qui lui convenait et espérait que j'aie envie de travailler. Je t'avoue que je ne me suis pas posé la question de ce que voulait Mr Pops, mais de ce que je voulais moi et à ce moment là, je ne me sentais pas de laisser ma puce pour aller bosser.
    Je ne me sens pas seule dans l'éducation de mes enfants, oui, je suis plus présente et j'assume plus, mais je n'ai pas l'impression que ça ait un rapport avec le fait que je sois une femme, mais avec le fait que c'est moi qui suis le plus souvent avec eux. Parfois, j'ai l'impression que les gens tiennent des comptes en T sur ce qu'ils font ou non et pour moi c'est le meilleur moyen d'arriver à détester l'autre. Si je suis là, je le fais, si tu es là, tu le fais, peut-être que pendant un mois je le ferais tout le temps et alors ? A un moment, nous avons décidé d'avoir des enfants, nous savions que ça entraverait notre liberté et qu'il faudrait assumer. A ce moment là, mes enfants étaient mon travail.
    Lorsque le petit dernier a commencé l'école, j'ai eu l'opportunité de reprendre un travail et là encore, j'ai été suffisamment "égoïste" pour ne penser qu'à ce que moi je voulais. Et je le voulais... J'ai repris, certes pas à 100%, mais à un pourcentage qui me convient et même si je n'assume plus toutes les tâches que je faisais avant, je ne me reproche rien et personne ne me reproche rien non-plus.
    Je ne l'ai pas fait pour mes enfants, je crois que nos enfants ont besoin de parents qui soient bien dans leur peau et dans leur décision, pas qu'ils fonctionnent selon un modèle. Lorsque Miss A. m'a demandé pourquoi je reprenais le travail, je lui ai expliqué à quel point j'aimais mon boulot et à quel point ça me faisait du bien et je lui ai expliqué aussi et surtout l'importance du choix et le fait de l'assumer ensuite.
    Lorsque j'écoute certaines femmes parler j'ai parfois l'impression que le problème et la culpabilité qu'elle ressente. Parce qu'elles n'ont pas été élevées ainsi, parce que si il y a un soucis avec les enfants elles se sentent responsables et remettent en question leur choix, etc... J'ai décidé de ne pas culpabiliser de me sentir bien dans ce que je fais, je sais que je suis présente pour mes enfants, je sais que suis douée pour mon boulot, que oui, parfois, l'aspirateur se repose un peu trop, mais au final, lorsque dans très longtemps je repenserai à mes jeunes années, j'aurai complètement oublié ses petits tracas là et les minons de poussière pour me dire que j'ai fais au mieux pour devenir quelqu'un dont je suis fière.
    Tu sembles savoir ce que tu veux pour toi, je suis certaine que vous trouverez ensemble le moyen de concilier tout ça.

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    1. Je suis d'accord qu'il ne faut pas compter les points et que c'est le meilleur moyen de se détester. Mais si à l'époque j'ai imposé qu'on partage la garde des enfants quand ils étaient malades, c'est justement parce que j'aime mon boulot et que j'avais besoin de pouvoir le faire, tout simplement. Oui, je suis à domicile, non, à un moment donné, j'ai beau faire de mon mieux, les journées ne font que 24h et j'ai besoin d'un temps incompressible pour traduire.
      Est-ce que je culpabilise ? Oui, bien sûr, très souvent. Sans doute, tu as raison, parce qu'effectivement je n'arrive pas à assumer totalement mon choix. J'avais une mère qui faisait tout et même si je ne désire pas suivre son exemple, j'ai l'impression de ne pas faire aussi bien qu'elle. (3 ans et demi de thérapie et j'ai parfois l'impression d'en être encore au même point, c'est presque désespérant ! ^^) Mais c'est pour ça que je parle de modèle. Qu'on le veuille ou non, on est marqué par les choix et le mode de vie de nos parents. Bien sûr, j'expliquerai à mes enfants que l'important, c'est d'écouter leur ressenti et de prendre leurs propres décisions. Mais il n'empêche qu'ils se construiront aussi par rapport à l'impact que nos décisions, au sexy quadra et à moi, auront eu sur leur vie.
      Mais ton commentaire me fait du bien, tes mots me parlent, et je crois que j'y reviendrai dans les moments de doute. Merci :)

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  7. Merci pour ton billet :) De temps en temps, tu remets les points sur les "i" et ça fait du bien !

    Perso, je ne me fais pas de souci pour l'éducation des enfants qu'on n'a pas encore - puisque je ne voulais pas d'enfant du tout et que c'est lui qui m'en a convaincue - mais plutôt pour les petites tâches du quotidien. Certes, il exécute, mais après que j'ai décrété, ce qui est... fatigant. Est-ce si difficile de voir que le panier à linge explose ou qu'il manque des œufs ? En plus, je déteste "faire le chef" : on vit à 2, il n'est pas en colocation et c'est moi la plus jeune aussi (et toc).

    Bref, à terme, ma situation sera plus ou moins comme la tienne et encore, avant, il avait des horaires décalés avec travail le week-end, travail nocturne, jours fériés aléatoires et pas de RTT, yummy. On a la mentalité de Lady Pops : au plus compétent/présent de s'occuper des tâches (et comme tu m'as fait en prendre conscience, elle vient des parents !) mais j'espère ne pas tomber dans l'excès inverse, à savoir tout faire sous prétexte que je travaille à domicile.

    J'admire toujours les femmes dirigeantes qui parviennent à ne pas négliger leur famille. Et pourtant, je ne devrais pas, ça devrait être la norme. Or, on voit partout le plafond de verre, mais pas beaucoup plus de crèches d'entreprise.

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    1. Comme je nous reconnais, le sexy quadra et moi, dans ce que tu décris là ! Oui, c'est usant de demander qu'il participe à certaines tâches ménagères, mais je ne peux ni ne veux me résoudre à tout faire moi-même. Il y a des choses sur lesquelles on est bien rôdé et où ça roule tout seul. Par exemple, je m'occupe de tout ce qui est lessive et lui s'occupe de tout ce qui est vaisselle. Mais le ménage, ça, c'est une zone beaucoup plus floue. Je n'exclus pas la mise en place d'un calendrier pour que chacun participe ! ^^ Et je m'efforce déjà de suivre l'exemple de Lady Pops. C'est vrai qu'on ne se souviendra pas des moutons de poussière. Par contre, les engueulades... Du coup, il y a un équilibre à trouver. C'est en perpétuelle évolution depuis 12 ans ! ^^
      Et sinon tu as parfaitement raison. On manque cruellement de crèches d'entreprise et on ne voit pas beaucoup d'efforts mis en place pour les parents qui travaillent, qu'ils soient hommes ou femmes. Il n'y a qu'à voir les horaires des crèches, des garderies et des nounous. Les horaires décalés, on a connu nous aussi, c'est un peu l'enfer. Et je n'ose pas imaginer quand les deux parents ont ces horaires-là.
      Mais c'est là que, malgré ses inconvénients parfois, je bénis le travail à domicile. J'ai mon lot de stress (j'ai adoré recevoir hier à 20h des modifications sur la trad entamée la semaine dernière), mais je me dis que ce n'est rien à côté des parents qui font de très longues heures à l'extérieur. Je compatis et je mesure la chance qui est la mienne !

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  8. J'ai eu mes enfants tellement tôt que c'était un prolongement de moi même, je les faisais suivre partout
    Par contre je travaillais bcp et ma famille prenait le relai des baby sitter quand j'en avais besoin
    J'ai divorcé ils avaient 8 et 11 je me suis adaptée, on se fait à tout :D
    Tu vas y arriver
    Gros bisous
    Bisous

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  9. Je comprends ton inquiétude... Il va falloir un temps d'adaptation, c'est certain. Mais si tu as réussi à ""imposer"" (note les doubles guillemets^^) cet équilibre dès le plus jeune âge dans ton couple, il n'y a pas de raisons pour que cela ne marche pas alors qu'ils sont désormais bien plus grands. C'est aussi l'âge où ils apprennent à se responsabiliser, à participer, à faire s'occuper seuls. Nul doute que tout ça se passe très bien ! En attendant, courage pour la transition, pour toute la petite famille :)

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