mardi 18 novembre 2014

The Giver


Dans le futur, les émotions ont été éradiquées, et l'histoire de l'humanité a été effacée de toutes les mémoires. Tous les individus sont formatés pour se comporter de façon préétablie. Le Passeur est la seule personne qui peut se souvenir du passé, en cas de nécessité. Le jeune Jonas, 16 ans, est choisi pour être le nouveau Passeur.

Après Hunger Games et Divergente, The Giver. Encore une dystopie destinée à nous montrer que notre société, malgré ses défauts, n'est pas si dysfonctionnelle que cela. Imaginez-vous un  futur où les humains ne ressentent aucune émotion. L'amour, la joie, la colère ou la haine ne font pas partie de leur vocabulaire - littéralement. Ils ne connaissent pas la violence... mais ils ne connaissent pas le bonheur non plus. Imaginez le choc qui attend Jonas lorsqu'il va commencer son éducation de Passeur et goûter à toutes ces émotions pour la première fois ! La surprise ne va pas tarder à laisser place à la révolte lorsqu'il se rend compte que son monde n'est pas exempt d'atrocités et que le calme idyllique qui règne au sein des communautés a un prix...

Jonas Fiona and Asher
Jonas, Fiona et Asher, les trois amis d'enfance

Sur le papier, c'est une très belle idée. D'ailleurs, ça m'a donné envie de lire Le Passeur, le livre dont s'inspire le film, car le discours est vraiment bien amené. En opposant les maux de notre monde actuel (la guerre, la violence, la famine, etc.) à toutes ces choses qui nous font vibrer (l'amour, la beauté, l'art...), on ressort du film avec un certain optimisme, en se disant que notre vie n'est vraiment pas si mal, tout compte fait. Pour rien au monde, je ne voudrais d'une société aussi aseptisée que celle de Jonas. D'ailleurs, même si c'est assez perturbant au départ, j'ai beaucoup aimé la façon dont le réalisateur Phillip Noyce illustre l'absence des émotions, avec des images en noir et blanc pendant la première demi-heure puis un retour progressif des couleurs. 

Mais que de raccourcis et de facilités dans cette histoire ! On est parfois à la limite de l'incohérence, comme dans la dernière partie où, à plusieurs reprises, le héros semble avoir sous la main tout l'équipement dont il a besoin, alors qu'on se demande comment il a bien pu faire pour prévoir tout ça, vu les circonstances. Alors que, malgré le côté déjà-vu, je ne demandais qu'à adhérer à cette nouvelle histoire post-apocalyptique, je n'ai pas réussi à faire taire mon esprit critique. C'est simple, les ficelles sont parfois tellement grosses que la fameuse "suspension d'incrédulité" est tout simplement impossible.

The Giver Jonas's parents the Chief Elder
Le Passeur, les parents de Jonas et la Doyenne

A mon avis, il manque une bonne demi-heure pour permettre au film de mieux amener ses temps forts. J'aurais aimé plus de scènes entre Jeff Bridges (le Passeur) et Brenton Thwaites (Jonas). J'aurais aimé qu'on s'attarde un peu plus sur l'histoire de Rosemary (Taylor Swift, dont on se demande un peu ce qu'elle vient faire là, à part peut-être attirer dans les salles le public adolescent). J'aurais aimé également que le personnage de Meryl Streep (la Doyenne) soit un peu plus développé. En l'état, tout va très vite, trop vite.

Du coup, même si, à la vue du film, je comprends très bien pourquoi le livre de Lois Lowry est enseigné dans de nombreuses écoles américaines, je suis restée sur ma faim. L'idée est très belle, et j'ai été touchée par moments, mais le soufflé finit par retomber. C'est vraiment dommage.


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10 commentaires:

  1. C'est donc ça ces affiches qui m'intriguaient ! Je ne sais pas si j'irai voir. Quoi que, il y a ma prétendue jumelle, taylor Swift XD. En fait, si j'y allais, ce serait plutôt pour Meryl Steep, j'adore cette grande dame du cinéma !

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    1. Franchement, si c'est juste pour elle, je te conseille de passer son tour, elle est sous-exploitée dans ce film ! Mais je te remercie tu me fais penser que j'ai envie de voir "Un été à Osage County", je le regarderai peut-être demain soir !

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  2. Je suis fan de dystopies mais pour être honnête je ne connaissais pas The Giver, cela m'a donné envie de le voir.Merci à toi! Connais tu Gattaca? Sans aucun doute une de mes dystopies préférées. Biz

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    1. C'est l'un des films préférés du sexy quadra. Perso je le trouve particulièrement déprimant mais je ne l'ai vu qu'une fois il y a plus de 10 ans, donc peut-être que j'aimerais mieux maintenant.

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  3. Bon, je n'irais pas le voir, j'hésitais
    Bisous

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    1. Vraiment, tu ne rates rien. Bisous belle Sylvie.

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  4. Cécile de Brest19 novembre, 2014 09:11

    J'ai lu Le Passeur il y a quelques années avec mes élèves. C'est un très bon livre, à mon avis. Et je crains que le cinéma n'ait pas réussi à retranscrire la force de l'histoire...

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    1. Il a réussi à l'évoquer mais pas à la retranscrire. Au moins ça donne envie de lire le livre ! ^^

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  5. Je n'ai pas vu Hunger Games et je n'ai pas accroché plus que cela avec Divergente, avec ce genre de film j'ai toujours l'impression que c'est pour ado... même si l'histoire est passionnante, je n'accroche pas. Pourtant The Givers, que j'ai vu, m'a touché. Je l'ai trouvé beaucoup plus poétique, j'ai aimé l'approche du réalisateur, plus douce, plus suggérer. Je crois que les scènes de bastons, de violence brutes, je n'aime plus voilà tout. Alors je suis d'accord avec toi, sur le fait que le tout est un peu grossier et manque de finesse dans l'histoire mais tout de meme le regarde posé sur notre futur me plais mieux ainsi.
    Mais très franchement, le cinéma devrait arrêter de vouloir retranscrire des livres en images....

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    1. Je ne suis pas d'accord, je pense qu'il y a de la place aussi bien pour les histoires originales que pour les adaptations de livres. Certaines sont bien faites,d 'autres non, mais ça fait partie du jeu.

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