mardi 10 juin 2014

Du côté de mes traductions #1 : Doctor Who, l'encyclopédie des personnages

J'aime mon métier. Je ne m'en suis jamais cachée ici, sur ce blog, et il m'est déjà arrivé de vous présenter, au travers de concours ou de billets dédiés, certains des romans ou des beaux livres que j'ai traduits ces dernières années. Régulièrement, je suis amenée à travailler sur des ouvrages qui me permettent de mêler mon activité professionnelle et mes différentes passions. (Croyez-moi, je mesure bien la chance qui est la mienne, particulièrement en ces temps difficiles pour l'édition et ses différents acteurs.) Mes traductions ont donc doublement leur place ici, sur cet espace personnel où je partage mes coups de cœur lecture, cinéma et séries télé. Alors j'ai eu envie de leur dédier une nouvelle rubrique. J'ai une tonne de beaux livres à vous présenter mais, à tout Seigneur (du Temps) tout honneur, je ne pouvais pas ne pas commencer par le Docteur. 

éditions Huginn & Muninn beau livre livre d'art série télé

Depuis la diffusion de son premier épisode, le 23 novembre 1963, la très britannique série Doctor Who continue de fasciner des millions d'adeptes à travers le monde, devenant la saga de science-fiction la plus longue jamais réalisée. Pour la première fois, cette encyclopédie, réalisée avec la collaboration des scénaristes et des producteurs, vous propose de découvrir les 200 personnages les plus importants de ce feuilleton culte. Tous les docteurs et leurs compagnons, mais aussi leurs plus farouches adversaires ou partisans, des Adiposes aux Zygons. Une passionnante photographie, colorée et décalée, d'un univers totalement à part. Un ouvrage indispensable à tous les fans et un guide officiel à destination des nouveaux convertis.

Je vous laisse imaginer ma joie quand j'ai reçu cette encyclopédie l'année dernière. (Car oui, les délais de fabrication et de parution font qu'il s'écoule toujours un certain temps entre le moment où je traduis un ouvrage et celui où je peux enfin vous en parler.) Je ne suis pas une fan de la première heure, bien au contraire. J'ai pris la nouvelle série en cours de route, en août 2010, alors que le Docteur en était déjà à sa onzième incarnation (dear Matt Smith, how we miss you), et j'ai dévoré les cinq ou six saisons (à l'époque) en seulement quelques mois. Par contre, si je me suis familiarisée sur Internet avec l'univers de la série, les premiers Docteurs et les vieux compagnons (auxquels le reboot rend régulièrement hommage), je ne crois pas avoir vu un seul épisode de la première version, celle des années 1960 à 1980.

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Si vous êtes dans le même cas que moi, cette encyclopédie sera un bon moyen de combler vos lacunes. En la traduisant, j'ai découvert des personnages ou des races que je ne connaissais pas et je me suis familiarisée avec l'histoire du Docteur. Ce livre permet vraiment de situer la place et l'importance de chacun, qu'il s'agisse d'un compagnon ou d'un adversaire, d'un humain ou d'un alien, dans cet univers effectivement très riche et très vaste.

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Si vous êtes du genre à lire les novélisations publiées aux éditions Milady, c'est aussi, je pense, un outil sympathique et utile pour se remémorer les caractéristiques de certaines races et les replacer dans le contexte de la série.

éditions Huginn & Muninn beau livre livre d'art série télé
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Enfin, c'est aussi et avant tout un très bel objet, comme vous pouvez le constater sur les photos. L'épaisse couverture cartonnée, la mise en page aérée et colorée et les superbes photos font de ce livre un ouvrage de collection que je suis fière d'avoir dans ma bibliothèque.

éditions Huginn & Muninn beau livre livre d'art série télé
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Alors, prêts à vous envoler à bord du TARDIS pour un voyage inoubliable ? Je vous assure que vous ne le regretterez pas ! 

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20 commentaires:

  1. Je suis une grande fan de cette série et ce livre, je compte bien l'acheter et améliorer ma connaissance sur la série dont je ne connais pas les premiers épisodes !! :)

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    1. J'espère qu'il te plaira autant qu'à moi !

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  2. Quelle chance tu as, effectivement :-). Merci à toi de partager avec nous.

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  3. Ma petite sœur serait fan, et ce serait un bon moyen de lui faire apprendre le français qu'elle peine à apprendre dans son école aux USA :D

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  4. I've never seen that show, but so many people seem to love it! I think I have to check it out! :)

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  5. Mais c'est génial ça, tu as de la chance belle passionnée
    Bisous Isa

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  6. Tu es traductrice comme moi, chouette :-)

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  7. Salut salut !

    Je viens de découvrir ton blog que j'adore vraiment de part la diversité de son contenu, et en surfant au fil des pages, je comprends que tu es traductrice ! Alors voilà, j'ai dans l'optique de devenir traductrice. Je suis actuellement en Terminale (L, spé Anglais) et j'aurais aimé savoir quel est ton parcours, comment es-tu devenue traductrice ?

    Voilà, j'espère que tu pourras me répondre...

    Marine

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    1. Bonjour Marine,

      au départ, après mon bac L, je suis entrée en LEA. Mais le module de traduction qu'ils proposaient était plutôt technique et/ou commercial. Après mon DEUG, je suis donc revenue en filière d'anglais littéraire (qui s'appelait LLCE à l'époque, en 2001) et j'ai obtenu ma licence. Je me destinais à passer le DESS de traduction littéraire à Paris, qui était le seul diplôme spécialisé qui existait à l'époque. Mais j'avais la chance de connaître déjà des éditeurs qui m'ont proposé du travail, donc en fait, je ne suis pas allée plus loin que la licence.

      Je crois qu'il existe plusieurs universités qui proposent aujourd'hui des cursus dédiés à la traduction littéraire, il faudrait que tu renseignes. Si c'est ton rêve, je dirais, fonce, bats-toi pour obtenir ce que tu veux. Mais l'honnêteté m'oblige à rappeler que la traduction littéraire est un domaine touché de plein fouet par la crise du livre. Les conditions sont de plus en plus difficiles, et la précarité de plus en plus grande. Donc, réfléchis bien avant de prendre ta décision et examine toutes les possibilités qui s'offrent à toi.

      On en reparle quand tu veux.

      Isa

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    2. Bonjour !

      D'abord, merci de ta réponse précise et de ton attention !

      Il est vrai que le domaine de la traduction littéraire est celui qui m'attire, oui, c'est un rêve. Cependant, je sais qu'il est difficile actuellement de trouver des offres...

      C'est là tout mon problème ; entre LEA ou LLCE, je ne sais pas quoi choisir. Je me dis que la LEA propose sûrement plus de portes de sorties, au cas où, mais la LLCE me tente beaucoup étant donné qu'étudier la culture d'un pays en profondeur me plait énormément. Je me dis que la LLCE serait peut-être plus adaptée à la traduction (littéraire en tout cas), mais quand j'ai posé la question à une prof en master de traduction multimédia, elle m'a dit que la LEA était plus adaptée.

      De fait, je ne sais vraiment pas quoi faire. Je pense débuter une LEA, et si jamais le côté technique/commerce ne me plait vraiment pas du tout, je me ré-orienterais en LLCE...

      Est-il vrai qu'il est plus simple de débuter une carrière dans la traduction à l'étranger en traduisant de sa langue natale vers une autre langue, que de commencer en France ? Est-il vraiment "mieux" d'entrer dans une école de traduction (ESIT, ISIT) ? Comment fonctionne les éditeurs avec les traducteurs (traduisez-vous au texte ou alors y a-t-il tel traducteur attitré à tel maison d'édition ?) ?

      Je sais, beaucoup de questions bêtes, mais je cherche à me renseigner au mieux pour pouvoir choisir...

      Merci encore de ta réponse, je t'en suis très reconnaissante !

      Marine

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    3. J'ai obtenu mon DEUG LEA avec mention bien, et pourtant on m'a obligée à refaire une 2ème année de DEUG LLCE parce que l'université refusait de valider mes acquis, LEA n'enseignant pas le module de littérature. J'ai donc passé une année à la fac où j'avais 6h de cours par semaine. Autant dire que je n'étais pas ravie... Donc, réfléchis bien, car les passerelles et la validation d'acquis, ça n'est pas si simple que ça en a l'air.

      Sinon, je ne sais pas qui t'a raconté qu'il était plus facile de traduire à l'étranger à partir de sa langue natale. C'est tout le contraire, on traduit toujours vers sa propre langue, car c'est celle dont on maîtrise le mieux les codes, même si on est bilingue. (Et il est conseillé de lire énormément en français pour entretenir son niveau.)

      Je ne peux pas te parler d'une autre expérience que la mienne. Je peux juste te dire qu'à l'époque où j'ai démarré, 90% des traducteurs n'avaient aucun diplôme spécialisé. Je ne sais pas ce qu'il en est aujourd'hui.

      Un traducteur est free-lance, il n'est pas rattaché à une maison d'édition. Mais, avec un peu de chance, il a plusieurs clients attitrés qui lui confient régulièrement du travail. En tant que traductrice littéraire, on me confie un livre et je le traduis dans son intégralité, sauf s'il y a urgence, auquel cas il m'est déjà arrivé de partager la tâche avec plusieurs collègues pour aller plus vite.

      J'espère que mes réponses t'aideront dans ta réflexion.

      Isa

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