mercredi 18 septembre 2013

Au secours, je me noie

Vous avez peut-être remarqué que mes petits bonheurs se font plus rares sur ma page Facebook, et pour cause. Alors que j'ai attaqué cette rentrée avec beaucoup de bonne volonté, me voici déjà en difficulté. La faute à un emploi du temps chargé, entre une trad passionnante mais qui me demande beaucoup de recherches annexes et qui donc n'avance pas selon le planning que je m'étais fixé, et des rendez-vous divers et variés qui, cette semaine, me font courir partout. Du coup, l'angoisse monte et j'ai (déjà) l'impression d'être sous l'eau. Je ne profite de rien et je suis, à peine 15 jours après mon retour d'Irlande, déjà bien fatiguée. 

Il est donc urgent de prendre des mesures et surtout des bonnes résolutions. Dans son livre Le Secret du bonheur permanent, Cécile Neuville explique combien il est important de réussir à équilibrer nos piliers de vie que sont, entre autres, le travail, la famille et le couple. Elle a tout à fait raison. Je sais d'expérience qu'il ne servirait à rien, si tôt dans ma trad, de déborder sur le temps que je consacre aux enfants et à mon homme. (Il sera toujours temps de le faire quand je me rapprocherai de la deadline, mais j'ai bon espoir que les choses s'arrangent d'ici là.) Pourtant je l'ai déjà fait deux fois cette semaine. Alors, certes, je suis à jour au niveau de mon planning, mais à quel prix ? Les enfants râlent, mon homme est trop patient pour les imiter mais ça ne m'empêche pas de culpabiliser doublement, et j'accumule de la fatigue en plus de l'insatisfaction. (Arrêter de bosser à 21h30 = se coucher très tard le temps de déconnecter avant d'aller au lit. Et ne pas trouver le sommeil parce qu'on est trop agité pour dormir.) Quand je vous disais que je le connais bien, ce cycle infernal ! Bref, il faut que j'arrête tout cela très vite en conservant, pour les semaines à venir, le rythme suivant :

- je commence à travailler à 8h45
- je m'accorde au moins 1h de pause le midi
- je vais chercher les enfants et je les fais goûter entre 16h30 et 17h
- je retravaille jusqu'à 18h, 18h30 grand maximum
- j'essaie de me coucher à 23h 
- je ne travaille pas le week-end

Et tant pis si, pour l'instant, je prends du retard sur ce foutu planning. J'essaie de me rassurer en me disant que, de toute façon, plus j'avancerai dans la trad, plus je serai à l'aise et plus mon rythme s'en ressentira. De même, il est évident que si je suis plus reposée, je travaillerai mieux. Et ma vie personnelle n'en sera que meilleure elle aussi. Ça a l'air si simple dit comme ça, alors pourquoi est-ce que c'est si compliqué dans la pratique ? 

Et vous, comment gérez-vous cet équilibre délicat entre vie professionnelle et vie privée ? Si vous avez des astuces ou des anecdotes, je suis toute ouïe ! 

Illustration trouvée sur Pinterest
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24 commentaires:

  1. Quand j'accepte une trad, je calcule toujours le temps qu'il va me falloir a priori, et j'ajoute systématiquement 25% pour fixer la date de remise (soit une semaine par moi de boulot environ). Ca me permet d'absorber les imprévus et les erreurs d'évaluation et de ne pas stresser, et si tout va bien, je rends un chouïa en avance, ce dont aucun éditeur ne s'est jamais plaint ^^

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    1. C'est souvent moi qui fixe mes délais sur ces livres-là. Généralement, on m'en propose des très courts qui m'empêcheraient de toute façon de rendre la trad en avance (tu leur donnes de mauvaises habitudes, aussi ! ^^) donc je négocie pour avoir du rab' et parfois on se partage les livres à plusieurs quand c'est vraiment trop juste. En l'occurrence, j'ai un délai très large, du jamais vu, mais j'aimerais le boucler en un mois et demi parce que ça me parait tout à fait faisable. Il faut juste que j'arrive à trouver le bon rythme. Et donc, oui, tu peux déduire de ce commentaire que je me mets la pression toute seule. Pour le reste, je te fais la même réponse qu'à Kelo : incorrigible, tout ça, tout ça...

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    2. Je déduis de ce commentaire que tu te mets la pression toute seule ^^
      Et qu'il faut que tu arrêtes.

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    3. C'est la raison d'être de ce billet ;-)

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  2. Personnellement, j'ai toujours l'impression d'attaquer l'Everest et de finir dans le massif armoricain. Au début, j'ai du mal, je fais une petite vingtaine de pages, je galère un peu et puis, à mesure que le temps passe, je suis plus à l'aise et j'augmente mon quota journalier. En outre, comme je me fais relire par quelqu'un, je dois toujours prévoir large. Après, je bosse d'environ 9h à 17h avec une pause dej assez courte, mais je n'ai pas d'enfant.
    Courage Isa, je suis sûre que tu vas t'en sortir.

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    1. Tu prends le temps de m'envoyer des comms depuis le Japon, c'est la grande classe <3 Je trouve ton expression "attaquer l'Everest et finir dans le massif armoricain" tout à fait pertinente. Comme je le disais, le pire, c'est que je sais que ça ira mieux dès que je me serai faite à la "voix" de l'auteur et que j'aurai accumulé suffisamment de vocabulaire (ici de nouveau lié au cinéma, on pourrait croire qu'après presque 10 livres je sais tout sur le bout des doigts, mais non, c'est un champ lexical immense, le fourbe !) Mais voilà, je n'aime pas ne pas tenir les délais que je me suis fixée.
      Je sais, je suis chiante, et incorrigible, et un cas désespéré.
      Mais c'est comme ça que vous m'aimez, non ? (Attention, question purement rhétorique ! ^^)

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  3. Aaah c'est une très bonne question ! J'ai déjà bien du mal à trouver du temps pour tout et tout le monde alors que je n'ai même pas encore d'enfants !
    Si tu trouves la recette miracle, merci de partager ;)
    En attendant bon courage ♥

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    1. Promis ! ^^ Bon courage à toi aussi :)

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  4. Je trouve ton planning très bien. C'est sûr que si tu te sens mieux dans ta vie en générale en freinant un peu sur le boulot, tu travailleras mieux. Moi aussi, au début, j'ai toujours l'impression de ne pas avancer, j'ai envie d'en faire le plus possible pour "avoir le droit" de m'octroyer un peu de temps de loisirs. Mais bon, je ne traduis pas de livres donc c'est très différent, la plupart de mes trads sont très courtes, c'est plus facile à gérer je pense. Et puis, je n'ai pas d'enfants, donc si je veux caser deux petites heures de travail le dimanche pendant que ma moitié regarde la F1, je le fais ;)
    Allez, courage, tu vas y arriver !!
    Bisous !

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    1. Oui, c'est ça, j'essaie d'en faire le maximum en me disant "comme ça, tu auras du temps après" mais au final je n'ai plus le temps de rien !
      Je sais que je vais y arriver. Je n'ai jamais rendu une trad en retard sauf la fois où j'ai accouché avec un mois d'avance ! (Quelle idée, aussi ! ^^) Mais je crois que j'avais besoin de vos encouragements.
      Bisous !

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  5. Je ne suis pas aussi surbookée que toi mais voilà je connais les gros problèmes de manque de temps. Je suis actuellement arrêtée. A presque 7 mois de grossesse le médecin trouvait que je faisais trop de trajets. J'ai donc beaucoup de temps pour moi. En vérité j'ai aussi beaucoup de choses à faire : papiers, tenues du blog et rédactions d'articles pour d'autres web magazine, cuisiner, faire le ménage, ranger ...... penser à me reposer un peu quand même et du coup je me retrouve le soir assez fatiguée sans avoir fait ce que je voulais. Je gère mal mon temps en ce qui me concerne et forcément je préfère lire les blogs des copines que préparer la cuisine. En fait de mon côté j'angoisse à l'idée de la gestion de mon planning quand le bébé sera là. J'avoue que je n'ai pas de solution pour toi car moi aussi je suis perplexe quant à trouver un bon équilibre !

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    1. Quand j'ai pris un mois sabbatique en début d'année, j'ai eu le même problème. J'ai très mal géré mon temps et, comme toi, je n'ai pas fait ce que je voulais au final. Du coup, pour me motiver, j'en arrive à me fixer des plannings. C'est aussi la raison de ce billet : c'est un peu comme graver mes résolutions dans le marbre pour que je puisse mieux m'y tenir.
      En ce qui te concerne, je dirais que la priorité n°1, c'est de t'écouter et de te reposer !

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  6. Si à un moment, en journée, ta motivation baisse, contacte-moi. Hier, Armalite et moi, nous nous sommes arrangées pour nous donner un but précis à réaliser dans l'heure avec mini-récompense à la clé. Nous avons toutes les deux bien mieux travaillé du coup !
    Et pour le vocabulaire, n'hésite pas à poser des questions sur FB.

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    1. Ah ben je n'hésiterai pas à te contacter, en effet ! Merci <3

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  7. Cécile de Brest19 septembre, 2013 13:07

    Bon, pas d'histoire de trad chez moi mais j'ai repris mon boulot de prof après 7 ans d'arrêt et moi aussi j'ai déjà l'impression d'être débordée.
    Entre les cours à préparer (mes anciens cours ne me satisfont pas et il faut de toute façon actualiser le tout), les enfants, les activités des enfants, l'orthophoniste, les courses, les réunions de boulot, si je pouvais éviter de dormir ça m'arrangerait.
    Bref, je n'ai pas de solution...mais je garde espoir !!

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    1. Comme je te comprends ! Notre samedi est presque entièrement pris par les activités des enfants et il va bientôt falloir mettre les RDV chez l'orthodontiste en place ! Je ne vois pas d'autre solution que de s'organiser un maximum (et dresser des listes ou me fixer un planning en fait partie). Mais ça n'est pas toujours évident !

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  8. Voilà une des raisons pour laquelle je n'aime pas faire les traductions. C'est un boulot immense, il faut savoir gérer son temps et aussi garder l'envie. J'ai toujours préféré utiliser mes connaissances comme util pour exprimer ce que je pense et pour interagir avec les autres, au lieu de traduire ce que d'autres gens pensent et disent. Bon courage en tout cas. Bises.

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    1. Oh, pour ce qui est de gérer son temps et de garder l'envie, je crois qu'il en va de la traduction comme de beaucoup d'autres métiers. Personnellement, j'aime faire le lien entre deux personnes, entre les pensées d'un auteur et son lecteur francophone. J'aime être au service de l'auteur et du livre et restituer les émotions s'il s'agit d'un roman ou les informations s'il s'agit d'un livre d'art. J'apprécie cette nouvelle facette de mon métier (les livres sur le cinéma, les séries télé et autres) parce que j'apprends énormément, ce qui me manquait depuis que j'ai quitté la fac. Je me cultive à nouveau et ça fait un bien fou. Après, y a des jours avec et des jours sans ! (Et clairement, on peut carrément parler d'une semaine sans en ce qui me concerne.)
      Bises :)

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  9. Hello Isa,
    Même si tu trouves qu'en ce moment tu es sous l'eau, moi je pense que tu tiens le bon bout ;) Il n'y a pas de miracle : pour réussir à gérer tout ça il faut être organisée, et tu l'es. Après comme tu dis, il te faut encore un peu de temps pour retrouver un rythme qui te permette de te sentir bien, mais j'en suis sûre que tu vas y arriver !
    Je ne peux pas trop de donner de conseils parce que je fonctionne totalement différemment : bien qu'étant très organisée (mon boulot à la base c'est de la gestion de projets, donc il vaut mieux l'être), je travaille mieux sous pression. Par ex. quand j'ai un truc à faire (un rapport, une présentation, etc...) qui ne dépend que de moi, j'ai tendance à m'y mettre un peu au dernier moment, j'y travaille jour (et nuit et même sans manger s'il le faut) et avec le stress je bosse comme un TGV ! C'est un état un peu grisant où tu as l'impression d'être 3x plus lucide que d'habitude, c'est assez étrange, mais terriblement efficace. A la fin je suis vidée, mais je sais que j'ai donné le meilleur de moi-même dans un temps optimal.
    Bisous et bon courage wonder mom ;)

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    1. Merci ma belle ! J'ai eu des périodes où je travaillais comme toi, mais ça n'est plus tellement compatible avec une vie de famille d'une part et mon envie (voire mon besoin) de sérénité d'autre part. Mis ça ne m'empêche pas de t'admirer ! Et merci pour tes encouragements <3

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  10. Je ne peux malheureusement pas te donner d'astuces, mon emploi du temps en ce moment est biiiiiiiien plein! Et bientôt, pour couronner le tout, je vais devoir revenir à un rythme de travaille plus intense que ces dernières années! Je pense que l'on se met aussi beaucoup la pression, on veut tellement tout bien faire, rapidement que parfois on peut s'oublier!
    Bises ma belle!

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    1. C'est sûr qu'on se met souvent une pression insensée ! Je te souhaite bon courage pour ce changement de rythme et j'espère que tu trouveras quand même du temps pour toi.

      Gros bisous

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  11. J'ai l'impression que je n'aurais jamais la discipline de bosser chez moi,à mon compte!

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    1. Si c'est un métier qui te passionne, tu la trouverais peut-être, cette discipline ? En tout cas, c'est une qualité indispensable, mais ça n'empêche pas de se disperser de temps en temps ;-)

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