dimanche 28 juillet 2013

Question d'équilibre

Une promenade au bord de l'eau entre deux averses orageuses... La terre n'est même pas humide; gorgée de chaleur et de soleil, elle a déjà séché. Un papillon se pose près de mon pied avant de s'envoler, m'offrant l'espace d'un clin d’œil la vision de ses ailes magnifiques. De grandes herbes jaunes qui font penser à du blé oscillent au gré du vent. Ne me demandez pas de les nommer, je suis une fille de la ville. Une pancarte attire mon regard. Il est écrit : "refuge à papillons". J'aime que des paysagistes aient eu l'idée d'aménager un coin de nature un peu sauvage pour abriter des insectes à la beauté aussi délicate qu'éphémère. Je repars, consciente que je viens de vivre un de mes petits bonheurs du jour. Ils se raréfient ces derniers temps, trop occupée que je suis à bosser comme une forcenée pour tenir mes délais avant les vacances. Je ne prends le temps de rien, même pas de respirer, et je n'arrive plus à apprécier ce qui m'entoure. J'ai lutté pourtant. Mais, après la sérénité du mois de juin, j'ai replongé dans le pessimisme de manière spectaculaire. J'ai les nerfs à fleur de peau et je prends tout mal.

C'est une bonne leçon, dans un certain sens. Ça prouve bien que tout est une question d'équilibre et qu'il faut disposer d'un minimum de temps pour pouvoir prendre du recul et tenir le négatif à distance. La fatigue et le stress ne sont pas les alliés de la pensée positive, ils sont même arrivés à en venir à bout. J'ai beau avoir un travail formidable, je ne peux pas continuer à lui sacrifier tant de choses, dont ma sérénité. J'ai besoin de temps, pour mes enfants, pour mon couple, pour moi. Je sais désormais que je peux changer le regard que je porte sur la vie. Il faut maintenant que j'arrive à trouver ce juste équilibre entre travail et famille, vie professionnelle et vie privée. Mais, pour ça, il me reste à lâcher certaines peurs : la peur de mécontenter mes partenaires professionnels et celle de manquer de travail. En pleine crise du livre, dans un monde où la précarité est de plus en plus répandue, n'est-ce pas une idée folle que de vouloir lever un peu le pied ?

C'est une nouvelle étape sur le chemin du bien-être. Celle-ci me semble plus compliquée que la précédente, car elle ne dépend pas que de moi. Mais le but à atteindre en vaut vraiment la peine !

Photo trouvée ici.
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18 commentaires:

  1. très bel article Isa! et tiens le coup, tu
    le trouveras cet équilibre!
    Tes posts quotidien sur fecebook, des petits
    moments de la vie que tu as aimé, je les adore,
    et ils me font un bien fout!! alors surtout
    essaie de garder un peu d'optimisme, et puis
    c'est bientot les vacances =)
    bisous ma belle

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    1. Tu ne peux pas savoir comme ça fait du bien de lire ces mots-là <3 Tu illumines ma journée, toi aussi !

      Gros bisous

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  2. Eh oui, c'est les deux faces de la crise: il y a ceux qui ne trouvent pas de travail, et ceux à qui on en demande trop... Pour ma part, mon choix est fait depuis longtemps: jamais je ne sacrifierai ma vie et mon bonheur à un travail. Facile à dire, mais pour l'instant ça a plutôt marché (j'ai surement eu de la chance, aussi, mais je me plais à croire que la chance, ça se provoque). Après c'est aussi plus facile de vivre avec peu de moyens et dans l'incertitude de l'avenir quand on n'a pas d'enfants. Je sais bien que le jour où j'en aurai ça changera certainement la donne (mais j'espère pas trop).
    Bon courage pour tout ton travail, mais j'espère que tu arriveras à lever un peu le pied!
    En tout cas moi aussi j'aime beaucoup tes petits rendez-vous quotidiens, tu nous pousses aussi a faire ce petit bilan, et ça nous fait du bien aussi!
    Courage courage je t'envoie plein de petits bisous papillons!
    <3<3<3

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    1. Je suis complètement d'accord avec toi, la chance, ça se provoque, c'est pour ça que je vais sauter le pas malgré mes peurs instinctives. Les enfants m'incitent à être prudente, c'est vrai, mais c'est aussi pour eux que j'ai envie de vivre autrement, donc je pense que ça ne change pas trop la donne, effectivement.
      Merci pour cette remarque sur les petits bonheurs, ça fait vraiment du bien d'avoir votre retour et de me dire que ce n'est pas utile qu'à moi !
      Gros gros bisous (un peu pluvieux aujourd'hui) <3 <3 <3

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  3. En avançant en âge cela devient plus facile de faire le vide et de profiter de ce qui nous entoure
    Gros bisous

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  4. Très bel article, vraiment touchant. Je te souhaite plein de courage pour cette période de réflexion et dans ta quête de ce juste équilibre prodiguant le bonheur.

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  5. Courage Isa, tout ça se travaille ! Tes petites pensées sur facebook y contribue et j'adore les lire !
    Tu tiens le bon bout ne te décourage surtout pas !!!
    Gros bisous! xx
    Schuldi

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  6. Tu vas y arriver ma belle j'en suis certaine :)

    New post - Kisses
    http://www.mademoisellemode.com/

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  7. Je suis persuadée que tu gagneras à lever le pied: on te demande un travail de qualité, tu le donnes et m'est avis que tes partenaires professionnels sauront comprendre ces arguments. Avec la crise du livre, il vaut mieux miser sur une bonne traduction que sur de l'abattage médiocre!

    Quant à la pensée positive, c'est effectivement dur de maintenir le cap en cas de crise et je pense que c'est là que le réseau qui te lit et partage tes petits bonheurs peut t'aider à garder le cap :-)

    <3

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    1. C'est vrai, mon travail se ressent forcément de ces délais très courts. Mais je me piège moi-même en mettant un point d'honneur à rendre des trads impeccables. Cela dit, je compte bien utiliser l'argument quand même ;-)

      Et tu as parfaitement raison, vous êtes formidables et vous m'aidez vraiment à tenir le cap !

      Bisous <3

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  8. Je te souhaite bon courage et je suis sûre que tu prendras la bonne décision. L'argent n'est pas tout (je le sais de ma propre expérience) et si tu ne te sens pas bien ce qui est le cas, vaut mieux lever le pied. Tu trouveras peut-être une occupation / loisir en dehors de ta maison à la rentrée pour te changer les idées, pour être avec d'autres gens. Cela peut être très bénéfique. Bises.

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    1. Oh, les envies d'activités annexes ne manquent pas, c'est du temps qu'il me faut ! Couture, chorale, musique, j'hésite encore, je me déciderai quand j'en saurais un peu plus sur mon emploi du temps. Bisous !

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  9. J'espère que tu trouveras vite un nouvel équilibre et je te souhaite beaucoup de courage pour y arriver! Moi j'aime beaucoup lire tes petits bonheurs même si je ne suis pas parvenue à tenir le rythme chaque jour! Je ne peux que te dire que je comprends ta situation et que j'ai moi-même pris une décision qui je l'espère m'aidera également à chercher une nouvelle stabilité... Bises

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    1. Justement lire ton article il y a quelques mois sur ton année à mi-temps avait déjà enclenché une réflexion chez moi. Je nous souhaite à toutes les deux de trouver cette stabilité que tu évoques ! Bisous

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