dimanche 7 juillet 2013

La fierté du jour

Rassurez-vous, si je compte bien chroniquer sur ce blog mes progrès en matière de pensée positive, je ne compte pas pour autant écrire tous les jours là-dessus. D'ailleurs, cette nuit, pour la première fois depuis des années, j'ai écrit de la fiction, spontanément, sans prise de tête. Ce n'est pas que je manque d'idées, au contraire. Mais j'avais bien du mal à rentrer dans une scène et à l'écrire jusqu'au bout, je me contentais de jeter fiévreusement des notes sur le papier. Cette nuit, jusqu'à 3h du matin, j'ai écrit un demi-chapitre et j'en suis satisfaite. C'est presque une révolution ! 

Mais ce n'est pas le sujet de mon billet du jour. C'est juste qu'aujourd'hui, je vis une journée parfaite, sans nuage, au sens propre comme au sens figuré, et qu'il s'est passé quelque chose ce matin qui m'a permis de découvrir ma fille sous un nouveau jour. A sa demande, Typhaine, qui a 8 ans, part la semaine prochaine en camp découverte pour apprendre la voile. Il faut dire qu'elle fait partie d'un centre aéré que nous trouvons aussi excellent que son école. Les activités sont toujours soigneusement préparées à l'avance et l'équipe pédagogique est de haut niveau. D'ailleurs, les animateurs, qui connaissent bien ma fille, on été assez surpris d'apprendre qu'elle se lançait dans l'aventure du mini-camp. Mais tout le monde est unanime pour dire que ça ne peut lui faire que du bien. Typhaine est une petite fille adorable, très sage, mais peu sûre d'elle. Tout ce qui lui donner confiance en elle est le bienvenu.

Seulement, pour faire de la voile, il lui fallait passer un brevet en piscine pour montrer qu'elle était capable de s'immerger volontairement dans l'eau et de nager sur 25m avec son gilet de sauvetage. Nous voilà donc ce matin à la piscine. Le maître-nageur lui montre comment elle doit s'immerger (un peu comme pour la plongée, en fait) et lui fait faire une première longueur en lui indiquant tout ce qu'elle doit faire. Puis vient le moment du brevet. Mais Typhaine n'est pas assez sûre d'elle et s'aide trois fois en touchant le bord, ce qui ne permet pas au maître-nageur de lui délivrer le brevet. Il lui propose de repasser le test. Et là, elle manque de paniquer, ne veut pas le refaire, pense qu'elle n'y arrivera. Je lui prends les mains et je lui explique, calmement, que ce n'est pas grave mais qu'elle ne pourra pas faire de la voile si elle ne surmonte pas sa peur. Ce serait trop dangereux si elle paniquait en tombant du bateau. 

Nous la ramenons au bout du bassin. Juste avant qu'elle s'immerge, je lui propose de prendre une grande inspiration, histoire de se calmer. Puis elle plonge et commence à nager. Je vous jure que je ne suis pas défaitiste mais je m'attends à la voir revenir toucher le bord. 

Elle ne l'a pas fait. Elle a nagé sur 25 m, pas tout à fait au milieu du bassin, pas tout à fait droit, mais elle a respecté la consigne. Elle est même passée du ventre sur le dos sans s'accrocher à rien, ce qu'elle n'avait pas réussi à faire jusque-là. Ça m'a prouvé deux choses : derrière tout son manque de confiance et cette tendance à avoir peur de tout, ma petite fille a de la volonté. Et elle a vraiment envie d'y aller à ce camp ! 

Du coup, je suis rassurée, vraiment. Et je suis très fière d'elle. Or, dans le livre que j'ai chroniqué hier, Cécile Neuville propose justement aux parents de prendre un moment pour dire à leurs enfants "aujourd'hui, on est fier de toi parce que...". C'est le même principe que les petits bonheurs du jour, mais appliqué aux actions des enfants. Plutôt que de communiquer sur un mode négatif (fais pas ci, fais pas ça), on ramène un peu de positif et on booste la confiance de l'enfant. Je trouve que c'est une très bonne idée et je compte bien m'y tenir avec la même régularité que les petits bonheurs. 

Aujourd'hui, donc, je suis fière de ma fille qui a surmonté une peur pour obtenir ce qu'elle voulait. Et hier, j'étais fière de mon fils qui, lorsque je lui ai demandé si nous pouvions traverser la rue (une bonne technique pour le responsabiliser et éviter qu'il se jette sous les roues d'une voiture), s'est mis devant moi en disant "Attention, maman, il y a une voiture". 

Et vous, en quoi vos bambins vous inspirent de la fierté ? 
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7 commentaires:

  1. Pas de bambins pour moi comme tu sais, mais oui, je trouve ça super important de complimenter les enfants pour leurs accomplissements, surtout quand ça représente quelque chose de difficile pour eux comme ce brevet l'était pour ta fille!

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  2. Ah je me rappelle comme j'étais fière quand je l'avais obtenu mon brevet ^^ Au moins elle a bien mérité son petit séjour. C'est important de dire à ses enfants quand ils font quelque chose de bien, mais elle a dû se rendre compte toute seule qu'en surmontant sa peur elle avais réussi à obtenir ce qu'elle voulais <3

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  3. Très beau post, tu peux vraiment être fière de ta petite puce :)

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  4. Tu peux être fière ma belle
    Bravo à ta superve fille
    Gros bisous

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  5. Hello Isa,
    Elle a de la chance ta fille d'avoir une maman qui réagit comme toi ;)
    Quand j'avais à peu près le même âge, je devais aussi faire un stage de voile avec l'école et j'ai dû passer le même brevet, c'est ma mère qui m'a accompagnée et ça ne c'est pas du tout passé pareil... Aujourd'hui j'en rigole, mais pas sur le moment.
    Bisous et bonne semaine <3

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