mercredi 18 avril 2012

L'invitée du mois : Kleo nous parle des cerisiers en fleur

Sakura, sakura
 

Depuis l’ouverture de ce blog, je suis une commentatrice fervente, et Isa m’a un jour demandé d’écrire un article en tant qu’invitée. J’ai accepté avec plaisir, tout en réfléchissant à un thème qui me plairait… c’était en février. Oui, j’ai été un peu lente.

J’adore le Japon, et les traditions qui l’entourent me fascinent depuis toujours. Aussi, en cette période printanière et au vu de toutes les photos qui fleurissent sur Facebook depuis quelques jours, je me suis dit que j’allais vous parler des cerisiers en fleurs.

Toute personne ayant lu quelques manga, livres sur le Japon ou vu des films/animes le sait bien : au printemps, les Japonais se regroupent pour aller observer les cerisiers en fleurs, souvent agrémenté d’un pique-nique, et prennent plein de photos. Mais quelle est l’origine de cette tradition ?


Les Japonais vivent beaucoup plus au rythme des saisons que nous, et l’année est marquée par des évènements naturels qu’il ne faut pas rater : la contemplation des cerisiers en fleurs en avril, des feuilles d’érable rouges en novembre, mais aussi des fleurs de prunier en février-mars ou de la pleine lune d’automne. (Pour vous donner une idée de l’attachement des Japonais à ces évènements, sachez qu’est affichée, dans les rames du métro de Tokyo, une carte du pays montrant jour après jour l’avancée de la floraison des cerisiers ou du rougissement des érables – c’est aussi important que la météo.)

Ceci découle directement de la tradition chinoise de célébration de la nature, que les nobles japonais ont adoptée dès le moyen-âge et qui imprègne toute la littérature :

Ô pluie de printemps
Ne tombe pas si fort ;
Les fleurs de cerisier,
Je ne les ai pas vues encore
Si tu les faisais tomber, quel regret !
(Anonyme, VIIIème siècle)


Mais il faut surtout comprendre que les fleurs de cerisier sont un symbole plus large que la simple beauté de la nature. Avec l’arrivée du bouddhisme au Japon, un concept fait son apparition, celui de l’impermanence (« mujô » ou 無常). C’est l’idée qu’à l’image de la vie, rien ne dure, tout est éphémère. Les fleurs de cerisier, qui s’épanouissent à peine quelques jours avant d’être balayées par le vent et la pluie, sont devenues l’expression la plus palpable de ce sentiment que l’on retrouve très souvent dans la culture japonaise.

Kleo

Merci, copine, de nous avoir fait voyager avec ce superbe article illustré ! Je ne me lasse pas de t'entendre raconter des anecdotes sur le Japon. (J'en veux pour preuve notre conversation au Toraya en février dernier.) Et, si tu es d'accord, je te donne rendez-vous à l'automne pour nous parler de cette fameuse pleine lune, ça m'intrigue cette histoire !

Rendez-vous sur Hellocoton !

4 commentaires:

  1. Je n'ai pas eu la chance d'y assister depuis bien longtemps mais je compense avec la floraison des amandiers, c'est tout aussi magnifique! Merci pour cet article!

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  2. La première photo est magnifique, on comprend facilement la fascination des Japonais pour ces cerisiers.
    Merci pour ce joli post "culture japonaise" ;-)
    Bisous <3

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  3. Qu'elles sont belles ces fleurs... :)

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  4. merci pour cet article si joliment écrit. J'aime beaucoup ces photos !

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