mercredi 25 janvier 2012

Sherlock - Saison 2 - The Reichenbach Fall

Eh bien voilà, cette deuxième saison de Sherlock s'achève sur un brillant épisode. Décidément, notre héros aura vraiment été en grande forme tout au long de cette saison. Mais je ne peux pas en dire autant de sa Némésis, Moriarty. J'ai toujours trouvé que ce dernier manquait d'épaisseur et que les scénaristes l'affublaient de l'étiquette du villain sans vraiment nous expliquer pourquoi. "Voilà, il nous faut un méchant, et c'est lui. Il déteste Sherlock parce que, oh, bouh, Sherlock est aussi intelligent que lui, voire plus, et, bouh, c'est trop pas juste." (Oui, je sais que dans les livres aussi, c'est l'ennemi juré de Sherlock. Mais, justement, c'est peut-être mieux expliqué dans les livres !) Il n'y a que dans cet épisode où Moriarty prend vraiment toute sa dimension et où l'on entrevoit (le mot comprendre serait peut-être un peu fort ici) les raisons de sa haine/admiration/obsession pour Sherlock. Je ne vous les dévoilerai pas pour ne pas vous spoiler ce très bon épisode, mais sachez que vous allez assister à un superbe numéro d'acteurs où Andrew Scott (Moriarty) a enfin l'occasion de montrer ce qu'il vaut vraiment face à l'excellentissime Benedict Cumberbatch (Sherlock). 


Vous l'aurez compris, cet épisode est donc centré sur l'affrontement entre ces deux personnages. Sans trop vous dévoiler l'intrigue, je peux dire que c'est une histoire de manipulation, comme toujours avec ces deux-là, et qu'on a droit à une jolie salve contre les médias. Étonnamment, cette salve, qui était déjà d'actualité à l'époque de Conan Doyle (il suffit de penser au traitement de l'affaire Jack l’Éventreur par les journaux de 1888), l'est encore aujourd'hui quelques mois après le scandale des écoutes téléphoniques qui a secoué le Royaume-Uni et précipité la fermeture du torchon journal News of the World. On sent que le traumatisme est encore récent et que ce pays n'est pas fier de ses tabloïds qu'il n'arrive pourtant pas à réguler. (Aveu d'impuissance retranscrit en montrant Mycroft Holmes, ce puissant personnage qui a ses entrées à Buckingham Palace, en train de lire le Sun !) On nous montre que la vérité, comme la réputation d'un homme, est une chose bien fragile qui ne tient pas longtemps face à l'opinion du plus grand nombre...


Un conseil, savourez bien cet épisode. Son habile construction en miroir par rapport au premier épisode de la saison 1 (Watson chez sa thérapeute, une scène dans un taxi...), a comme un goût d'adieu...

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3 commentaires:

  1. Ton article me donne envie d'aller voir ces films, car je n'en ai pas vu non plus le premier épisode :)

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  2. Je ne suis pas du tout cette serie, je ne la connais même pas a vrai dire !
    Tu es une grande fan de series toi !
    Sinon un petit mot pour te dire que je viens de ta taguer sur mon blog ! Bises

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  3. Très attachée à la version URSS des films de Sherlock Holmes avec laquelle j'ai grandi, j'ai du mal avec les adaptations récentes... mais là tu m'as donné envie de tenter le coup, merci ! :)

    des bisous

    Olga

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