samedi 10 décembre 2011

Vampires et cie

Au départ, je voulais juste poster la critique du dernier bouquin que j'ai lu avant de plonger dans le roman offert par ma swapée (pour ceux qui se demanderaient de quoi je parle, ça se passe ici.) Et puis, je me suis dit que peut-être certains d'entre vous ne connaissaient pas la bit-lit, ou du moins ne connaissaient pas le terme, et que donc une petite présentation s'imposait.

Donc, la bit-lit, c'est quoi ? C'est un courant littéraire dérivé de la chick-lit, autrement dit des bouquins par et pour les filles, comme Le Diable s'habille en Prada ou Confessions d'une accro du shopping. Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’aime bien, c’est léger, rapide à lire, pas prise de tête. Autant dire que quand la chick-lit s’est aventurée sur les terres du fantastique pour se frotter (littéralement) aux vampires et aux loups-garous, ça a donné… Twilight. Ah, au secours, on arrête tout, je pars en courant. Plus sérieusement, dix ans avant ce nanar ce best-seller international, il y a eu deux choses qui sont de mon point de vue extrêmement représentatives de la bit-lit et qui ont probablement initié le mouvement : à la télé, ce fut Buffy (qui reste à ce jour ma série culte) et dans les librairies, ce fut Anita Blake. Buffy et Anita ont à peu près le même métier, buter des vampires, à ceci près que la deuxième est aussi réanimatrice, c'est-à-dire qu’elle relève les morts. A part ça, les deux craquent pour des mecs aux crocs pointus (non, vous ne m’emmènerez pas sur le terrain des analogies salaces) et elles ont un sens de l’humour bien à elles. 

Mon nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, m'appellent "l'Exécutrice" et par égard pour les oreilles les plus chastes, je ne vous dirai pas comment, moi, je les appelle. Ma spécialité, au départ, c'était plutôt les zombies. Je relève les morts à la nuit tombée pour une petite PME. Ce n'est pas toujours très exaltant et mon patron m'exploite honteusement, mais quand on a un vrai don, ce serait idiot de ne pas s'en servir. Tuer des vampires, c'est autre chose, une vieille passion liée à des souvenirs d'enfance. Depuis qu'ils sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il yen a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là je les élimine. Rien de tel pour garder la forme : ça vous fouette le sang !









Pour moi, la bit-lit se caractérise en trois mots : action, humour et romance. (Par romance, comprenez aussi érotisme. Ce n'est pas systématique, mais c'est quand même très présent dans la plupart des séries.) Je cherche encore l’humour dans Twilight qui, vous l’aurez compris, n’est absolument pas ma tasse de thé. Le vampire qui, au premier rayon de soleil, se transforme en boule à facettes plutôt qu’en torche humaine, désolée, mais ça ne passe pas. Les vampires, je les préfère dangereux et blonds peroxydés, comme Spike dans Buffy ou Erik dans Tru Blood. Je les aime aussi vraiment, mais alors vraiment barrés dans la série Void City, de J.F Lewis, dont le premier tome, Un Pieu dans le Cœur vient de paraître. C’est un des bouquins de bit-lit les plus drôles que j’ai pu lire ces dernières années ; cela étant, pour celles et ceux qui chercheraient plutôt de la romance, passez votre chemin. Il y en a… un peu (si, si, en cherchant bien !) Mais ce n’est pas la caractéristique première du bouquin, qui a un humour assez trash à la Tru Blood (la série télé, pas les bouquins, que personnellement je trouve assez fades).

Incorrigible, blasé et totalement vamp.
Eric ne demande pas grand-chose : gérer sa boîte de striptease, boire du sang de temps en temps et qu’on le laisse tranquille. Mais ça ne peut jamais être aussi simple ! Sa copine, Tabitha, le tanne pour qu’il la transforme. Or, chaque fois qu’il vampirise une fille, il finit par la quitter.
Et ce garou qu’il a tué, c’était de la légitime défense ! Allez expliquer ça à la meute qui veut le venger.
Ça en fait des soucis pour Eric, surtout avec son léger problème de mémoire…












Mais il n’y a pas que les vampires, Stephenie Meyer l’a bien compris, il ne faut pas lui enlever ça. Il y a aussi les métamorphes. Pour ceux-là, je vous conseille l’excellente série de Patricia Briggs, Mercy Thompson, qui raconte l’histoire d’une jeune femme coyote élevée parmi les loups-garous. On retrouve le trio humour-action-romance dont je vous parlais un peu plus haut, avec une des héroïnes de bit-lit les plus attachantes que je connaisse (et une des histoires d'amour que je préfère). 


L'Appel de la Lune: Mercy Thompson, T1 (Bit-Lit)
 « Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. »

En effet, Mercy Thompson n’est pas une fille des plus banales.
Mécanicienne dans le Montana, c’est une dure à cuire qui n’hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte.
Mais ce n’est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d’une bande de loups-garous, le minibus qu’elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage.
Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d’enlèvement…









Au rayon héroïnes bien sympathiques, on a aussi Georgina Kincaid dans mon autre série coup de cœur : Succubus Blues

Georgina Kincaid est succube a Seattle. A priori, un choix de carrière plutôt sympa : la jeunesse éternelle, l'apparence de son choix, une garde-robe top-niveau et des hommes prêts à tout pour un simple effleurement. Pourtant, sa vie n'est pas si glamour : pas moyen de décrocher un rancard potable sans mettre en péril l'âme de l'heureux élu. Heureusement, elle est libraire, et son travail la passionne! Livres à l'œil, moka blanc à volonté... et la possibilité d'approcher le beau Seth Mortensen, un écrivain irrésistible qu'elle rêve - mais s'interdit - de mettre dans son lit. Mais les fantasmes devront attendre. Quelqu'un s'est mis en tête de jouer les justiciers dans la communauté des anges et démons. Bien malgré elle, Georgina est propulsée au cœur de la tourmente. Et pour une fois, ses sortilèges sexy et sa langue bien pendue ne lui seront d'aucun secours.









Je vous ai donc parlé des vampires, des métamorphes, des succubes, il me reste à vous présenter les chasseurs de zombies (le livre qu'à la base je voulais vous chroniquer !). 



Zombie thérapie, tome1 : un cerveau pour deux
Sarah et David sont au bord du divorce et tentent une thérapie de couple. Mais en arrivant à leur rendez-vous, ils trouvent leur conseillère conjugale en train de dévorer les clients précédents. Certes, ces gens sont morts, mais ils pourraient avoir la décence de se comporter comme tels !
Sarah et David voulaient sauver leur mariage, maintenant ils doivent sauver leur peau. Avant, elle faisait des listes, maintenant elle laisse des morceaux de cervelle partout. Avant, il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant ça lui sert !










(Que mes amis Facebook qui ont déjà lu ma critique me pardonnent, je vous la remets tel quel parce que je n'ai pas changé d'avis depuis ^^)
Comme on pouvait s'y attendre, c'est vraiment très drôle. J'adore le fait que chaque chapitre s'ouvre sur un conseil de thérapie conjugale à la sauce apocalypse zombie. Les deux héros sont plutôt attachants, même si j'aurais apprécié de les connaître mieux, peut-être au travers de flashbacks, par exemple. Mais bon, l'action est menée tambour battant (ou à coups de fusil à pompe, comme vous préférez) et on ne va pas s'en plaindre. Mon seul bémol, concernant cette histoire, est totalement subjectif. Mais c'est dégueu, les zombies ! Oui, la fille qui ne sourcille pas devant les litres d'hémoglobine de Tru Blood trouve que les cervelles qui explosent, le vomi noir des zombies, etc, etc... enfin, beurk, quoi. Cela étant, si vous aimez les films de zombie, ce livre est fait pour vous. Si vous êtes un couple au bord de la rupture, ce livre est également fait pour vous, même si je doute qu'une épidémie de zombies vienne vous sauver la mise, pour le coup. Enfin, bref, une petite lecture sympa, mais je ne poursuivrai pas la série, parce que chochotte, tout ça, tout ça...

Alors, dites-moi, la bit-lit, vous en pensez quoi ?





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2 commentaires:

  1. J'avoue qu'à part le roman de Bram Stoker, (peut-être le premier du genre, d'ailleurs...?) je n'ai jamais lu de "bit-lit", et ça ne m'attire pas tant que ça... (mais bon, je n'aime pas trop non plus les films de zombie ou de vampires...) mais peut-être que je tenterai un de ces jours...
    En revanche, j'adooore la "chick-lit"!! hihi!

    p.s. mais maintenant que je suis libraire je pense que tes reviews de tous ces livres pourront peut-être me servir un de ces jours^^ merci!! (d'ailleurs sucubus blues m'a l'air bien sympathique, tout compte fait...)

    claire

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