Il faut bien l'avouer, la pensée positive est un art que je ne maîtrise pas du tout, surtout en ce moment. Ces jours-ci, la moindre contrariété professionnelle ou familiale me met les nerfs à vif. Je râle, je pleure, je tempête, bref, je suis d'une humeur charmante. Aussi, lorsque hier, en réponse à un mail que je lui avais envoyé, un ami m'a dit "Tu es mimi", j'avoue avoir fixé mon écran avec incrédulité pendant quelques secondes. Puis je me suis rappelée d'une époque, probablement pas si lointaine, où les gens avaient effectivement tendance à me trouver sympa, serviable, gentille, etc. Je l'étais sans doute un peu trop, d'ailleurs. Dans le boulot notamment, j'ai pu par moments me faire exploiter et c'est bien que j'essaie de poser des limites. Mais de là à prendre la mouche au moindre couac... Ce serait bien de trouver un juste milieu.
Certes, j'ai des circonstances atténuantes. En 8 mois, j'ai vu mourir trois personnes qui m'étaient chères, et une quatrième est en train de prendre le même chemin. Ma nourrice. Celle qui a été ma 2ème maman jusqu'à mes 5 ans et avec qui nous avons passé tous les Noëls jusqu'à mes 15 ans. Après ma mère, ma grand-mère et mon grand-oncle, c'est encore un pan de mon enfance qui fout le camp.







